Belgian Jeep

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Les jeeps RECCE

ABLPosté par Big One 02 avril, 2019 15:51:55

Je vais aujourd’hui aborder un modèle très peu connu de jeeps Willys : Il s’agit des jeeps de reconnaissance utilisées par les unités commandos et les paras dans l’immédiat après-guerre. Nous allons voir que ces jeeps sont en fait le chainon manquant entre les jeeps SAS de la seconde guerre mondiale, et les Minerva Land RECCE.

Mais commençons par le commencement. Tout le monde connait les jeeps SAS du LRDG (Long Range Desert Group) du Lt-Colonel Stirling. Ces jeeps furent modifiées afin de pouvoir faire des raids derrière les lignes ennemies dans le désert. Elles sont donc adaptées pour le désert, sont surarmées et emportent un nombre conséquent de jerricans pour maximiser l’autonomie. Toutes les modifications de ces jeeps sont faites sur le terrain.

Le concept fut tellement efficace qu’à la fin du conflit les alliés ont créé des jeeps SAS pour le théâtre européen. La différence principale ici est que ces jeeps furent beaucoup plus standardisées que les jeeps du Lt-Colonel Stirling. Elles possèdent une calandre blindées, des réservoirs sur les ailes arrière afin de remplacer les jerricans, ainsi que de blindages permettant de protéger l’équipage. Notez toutefois que toutes les jeeps SAS utilisées en Europe n’ont pas reçu ces équipements standards et que de nombreuses furent adaptées dans la philosophie des premiers véhicules dans le désert.

A quoi servaient ces jeeps ? Durant l’occupation, les anglais ont formés des bataillons de commandos avec de volontaires provenant des pays occupés. A l’invasion, des unités furent infiltrées derrière les lignes ennemies et avaient pour but de déstabiliser l’arrière garde allemande. On trouve donc des bataillons SAS français, mais aussi belges. Sur la photo suivante, on peut une jeep SAS belge en Hollande. Notez le réservoir d’essence supplémentaire sur l’aile arrière, les mines aimantées sur le capot et la trousse de secours sur l’aile avant droite. Les mitrailleuses sont des Vickers.

Après la guerre, l’armée belge s’est reconstruite grâce au matériel militaire livré par les alliés. C’est ainsi que les unités commandos gardèrent leurs jeeps SAS. La photo suivante montre les jeeps SAS à Tervueren, dans l'immédiat après-guerre.

Les jeeps SAS furent ensuite adaptées et améliorées. Comme elles devaient servir à la reconnaissance, elles furent nommées jeeps RECCE, qui est un acronyme au même titre que RECO. J’ai trouvé de nombreuses photos sur ce site d’anciens para-commandos belge . Je vous en propose quelques-unes.

Et voici même une reproduction en maquette.

Nous allons donc analyser tous les détails de ces jeeps. On distingue tout de suite que les modifications sont beaucoup plus poussées que sur les jeeps SAS de la seconde guerre, bien que l’on constate de nombreuses similitudes.

Commençons par l’avant. La roue de secours se trouve fixée devant la calandre dans une position inclinée. Cette position doit probablement gêner le refroidissement du radiateur, dès lors une tôle courbée est placée de part et d’autre de la roue et vise à orienter l’air vers le radiateur.

2 lattes métalliques relient le parechocs aux ailes. Je n’en connais pas l’utilité mais elles sont déjà présentes sur les jeeps SAS WWII. Sur les ailes se retrouvent les phares, protégés par des grilles de protection.

Sur la caisse, côté conducteur, se trouve un affut supportant une mitrailleuse, de type Bren.

En continuant le long de la caisse côté conducteur, on constate la présence d’une plaque de blindage visant à protéger le réservoir.

Le conducteur est protégé par un blindage métallique avec un mini pare-brise blindé pouvant se rabattre. Juste devant se trouve un petit panier pour ranger la trousse de secours. Côté passager on retrouve un affut de 2 mitrailleuses point 30 derrière un écran de blindage mobile.

Et en continuant de longer la caisse côté passager, on distingue également une plaque de blindage à hauteur du siège passager. De plus, une poignée permet de se tenir.

Enfin, la vue arrière laisse apparaitre un panier de rangement supplémentaire. La présence de ce panier a nécessité le déplacement du pneu à l’avant.

Enfin, une plaque de blindage sur laquelle se trouve un affut de mitrailleuse est fixée sur le panneau arrière de la caisse.

A l’analyse de ces photos, on constate que toutes les modifications de ces jeeps se sont retrouvées sur les Minerva Land RECCE : pneu sur la calandre avant, panneaux métalliques courbés, phares protégés par des grilles sur les ailes, les blindages, les poignées et le panier de rangement arrière.

Ces jeeps sont donc le lien entre les SAS de la seconde guerre mondiale et les Minerva RECCE des années 50.

Sur ce A+







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La Jeep d’oncle Raoul

DiversPosté par Big One 09 mars, 2019 14:09:24
Une passion se construit très jeune. Parfois inconsciemment. Et ce n’est que longtemps après que l’on peut l’assouvir. Aujourd’hui, voici un reportage de ma première ballade en jeep. Je devais avoir 6 ans. La jeep appartenait à mon grand oncle Raoul. Elle se trouvait dans sa maison de campagne dans le Namurois, non loin de la frontière française.

Nous y avons passé quelques journées étant jeunes et j’ai ai eu mon baptême en jeep, dans les petits chemins des forêts avoisinantes. Certaines images de ces ballades sont encore gravées dans me mémoire.

Voici donc les photos de ce moment « historique ».


On distingue une certaine excitation sur mon visage.


La jeep est une Willys MB, mais ayant subi des modifications.


En effet, elle possède un pare-brise de CJ3A (1.). La capote provient elle aussi d’une jeep civile avec des attaches différentes des capotes pliables de l’armée (2.). Les parechocs arrière sont remplacés par une poutre en L (3.) supportant une attache-remorque à boule (4.). Un hayon a été installé (5.), en s’inspirant à nouveau des jeeps civiles. Enfin, le volant n’est pas standard et on distingue une console rectangulaire servant probablement de centrale à des clignotants (6.).

Cette jeep a quitté la famille lors du décès d’oncle Raoul. Toutefois, j’ai reçu quelques documents permettant de l’identifier.

Tout d’abord la facture d’achat datant de 1965. C’est la société V.R.P., située au 281 Chée de Ninove à Anderlecht, qui a vendu cette jeep.


Le certificat d’immatriculation est également présent.


Enfin, j’ai la facture de vente de la jeep, en 1996.


Que pouvons nous tirer comme conclusion. Tout d’abord, la jeep est datée de 1942. C’est une Willys MB (n° de châssis MB 272148) possédant un moteur Ford (n° du moteur GPW 265307). Ici, on décèle un problème. Le numéro de châssis Willys correspond à un véhicule de 1943.

Le moteur Ford date quant à lui de 1945. Est-ce grave docteur ? Non, c’est plutôt bon signe. Les jeeps sont en général un mélange de pièces provenant de toutes sortes d’origines. A force de réparation et de bidouillage, rare sont les jeeps ayant gardés leur configuration de sortie d’usine. Par exemple, une Ford possédant toutes ses pièces estampillées du fameux F est à mes yeux une aberration.

Analysons maintenant le prix. La jeep a été vendue en 1965 pour la modique somme de 11000 francs belges. Cela représente un montant de +/- 1750€ ramené en 2019 (en comptant évidemment l’inflation).

En 1996, elle est vendue 40000 francs belges, ce qui représente +/- 1600€ de 2019. La TVA ne s’appliquant plus à cette époque sur les ventes entre particuliers, ce prix doit être considéré comme exact.

Je pense qu’une jeep Willys MB, ayant subi les modifications pareilles, devraient pouvoir se trouver pour 15000€ à l’heure actuelle. Un bon investissement alors ? NON, une jeep n’est JAMAIS un investissement : UNE JEEP, C’EST UNE PASSION !!!!!!!

Je terminerai cet article en lançant une bouteille à la mer. La jeep a été mise en dépôt-vente chez Thierry Marlier d’Ellezelles. Elle a été ensuite achetée par un certain Frans Blomaert, de St Pieters Leeuw. Ce serait vraiment cool d’en retrouver une trace, donc si un de mes (rares) lecteurs a une piste…

A+









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Les petits trains de Spa

DiversPosté par Big One 22 févr., 2019 18:18:22

Il y a quelques années, j’ai participé un stage sportif à Spa. Pour les habitants de Mars, de la Lune ou les non belges qui ne connaissent pas, il s’agit d’une ravissante petite cité thermale dans les Ardennes produisant une eau très pure. Elle a d’ailleurs donné son nom à la postérité puisque un spa désigne maintenant également un bain à bulle, un jacuzzi, un Sprüdelbat !

En me baladant, quelle ne fut pas ma surprise de tomber sur 4 jeeps Willys, plus ou moins transformées en train et assurant la visite touristique de la ville.

Les 2 jeeps de gauche sont facilement reconnaissables à leur calandre, et donc une vénérable MB qui a probablement vu la bataille des Ardennes ainsi qu’une probable ex CJ3A de l’Armée Belge passent une retraite agréable à charrier les touristes dans la ville.

En y regardant de plus près, la CJ3A est finalement peut-être aussi une MB avec une calandre de CJ. En effet, la vue arrière dévoile une boite à gant dans le tableau de bord, ce qui était absent sur les CJ3A. La caisse provient d’un MB.

A gauche, le « camouflage » est plus important et 2 trains sont placés l’un devant l’autre. Il s’agit ici à nouveau de Willys, comme nous le prouvent les vues intérieures.

Je pencherais pour 2 CJ3A, bien que j’aie un doute sur une des 2. En effet, elle possède une boite à gants, mais qui semble avoir été faites ultérieurement.

J’ai évidemment été chercher sur le net si ces jeeps étaient encore en activité, et je suis tombé sur une photo datant de 2014, annonçant la fin de l’exploitation.

Sur le site de SPA Tourisme, un nouveau train a visiblement remplacé les vieilles jeeps.

A+





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Les CJ3A de la Force Publique

Force Publique (Congo)Posté par Big One 14 févr., 2019 15:39:19

Le site CJ3B.info est une mine d’or, et pas seulement concernant les CJ3B. En effet, il regorge de nombreuses photos de jeeps allant de la Willys MB à la CJ5.

C’est en consultant les pages sur les jeeps au Congo que je suis tombé sur les jeeps de la Force Publique après-guerre. La première chose que l’on constate, c’est que la Force Publique fut équipé d’un matériel assez disparate. En effet, le parc de véhicules, composés de MB directement après-guerre, a évolué pour intégrer tout d’abord des CJ2, des CJ3A, des CJ3B, et des CJ5-CJ6. C’est assez remarquable, parce que l’Armée Belge s’est équipée quant à elle uniquement des CJ3A (construites en Belgique) et des Minerva (licence Land Rover, également construites en Belgique de 1952 à 1956).

Autre grosse différence concernant les jeeps, alors que les CJ3A construites en Belgique étaient militarisées d’usine par rapport à la version civile (jerrican et pneu de rechange sur le panneau arrière, modification de la capote, ajout de poignées sur la caisse, ajout d’un phare blackout, parechocs), les jeeps CJ de la Force Publique sont des jeeps civiles peintes en kaki et sur lesquelles quelques rajouts de terrain sont faits et généralisés. Je n'ai pas encore pu déterminer la provenance de ces jeeps: import des USA, ou alors jeeps montées en Belgique?

La plupart des photos que l’on trouve concernent des CJ3B et des CJ5. Leur couleur est kaki, et les flancs des pneus sont souvent en blanc. Toutefois, il existe quelques photos montrant des CJ3A, et il semble que l’équipement soit assez semblable. Je vous propose donc de détailler tous les marquages et les détails de ces jeeps CJ3A de la Force Publique, en extrapolant un peu sur les photos des CJ3B et des CJ5. Manque de rigueur historico-jeepique me direz-vous ? Je ne pense pas et je me base pour ce faire sur la photo suivante montrant côte à côte une CJ3A et une CJ3B (1er escadron de reconnaissance au Katanga, fin des années 50. photo JP Sonck) :

Il existe en outre une autre photo de la CJ3B de droite, en vue latérale et qui dévoile d’autres détails intéressants.

Sur base des photos, je vais mettre en évidence les éléments remarquables afin que nous puissions reconstruire virtuellement une CJ3A de la force publique.

Commençons par un zoom sur le parechocs qui nous montre 4 éléments:

1. La plaque d’immatriculation traditionnelle des véhicules de l’Armée Belge. Elle est ici composée de 4 chiffres noir sur un fond blanc, avec le drapeau tricolore à gauche. La plaque de la CJ3B à droite est plus lisible (1322), mais en analysant bien la photo, je pencherai pour l’immatriculation 1334. La plaque est fixée légèrement an hauteur par rapport au parechocs. Concernant l’écriture, voici quelques exemples de plaques :

2. Au milieu du parechocs, on distingue un nombre de 2 chiffres. Il s’agit probablement d’un numéro d’identification du véhicule. En effet la jeep de gauche est la #13 et celle de droite la #12. Ce chiffre est blanc sur le parechocs kaki. Ce nombre 12 apparait également sur le flanc de la jeep, en-dessous de l’insigne de la Force Publique. Nous y reviendrons.

3. Juste derrière la plaque d’immatriculation, en bas à gauche sur la calandre, on trouve encore un nombre de 2 chiffres. Il correspond au millésime de la Jeep. La CJ3B date de 1954, la CJ3A date de 1951. Voici sur un autre exemple plus net d’une CJ3B de 1954. A noter également que sur cette photo, les cerclages de phares sont chromés, confortant mon idée de jeeps 100% civiles intégrées à l’armée.

Ce nombre apparait également à l’arrière de la jeep, comme on le voit sur cette photo :

4. Enfin, à droite du parechocs, un rond jaune dans lequel est inscrit le nombre 16. J’ai trouvé sur d’autres jeeps le même rond jaune, mais avec des indications différentes :

Et ici on est tenté de faire le lien avec les « Bridge Plate » des jeeps Willys durant la seconde guerre mondiale.

Pour rappel, on trouve sur les calandres de certaines jeeps l’inscription 2, 2/2 ou 3/2, toujours en noir, sur fond jaune.

Sur les jeeps de la guerre, c’est une indication de poids pour le passage des ponts et elle devait permettre aux gardes de réguler le franchissement. Par exemple, si le pont a un code 20, 10 véhicules au code 2 peuvent passer le pont simultanément. Le 2/3 fait une distinction entre le poids de la jeep avec ou sans remorque. Enfin, certaines sources prétendent que le 2 pourrait correspondre à un poids de 2000 livres, mais cela me dérange parce que 2000 livres, c’est un peu plus de 900kg, or une jeep (à vide) pèse 1040kg… Mais bon, on arrondit souvent en disant 2 livres = 1kg, donc cela pourrait être juste quand même.

Mais alors quelle pourrait être la signification de ces plaques sur les jeeps de la Force Publique ?

J’identifie les inscriptions suivantes :

Jeep CJ5 ou CJ6 : 3/1 ou 15/05. Si je reprends ma logique de poids, cela pourrait convenir : 3 donne 3000 livres qui est +/- égale à 1500 kg, représenté par le 5. Le 1 (ou le 05) représente le poids en milliers de livre de la remorque, si il y en a une. Ce poids doit être rajouté au 3, à la différence du marquage US. Les jeeps CJ5 et 6 sont plus lourdes que les CJ3. Toutefois, à vide elle pèse autour des 1300kg. Avec approximation vers le haut, cela peut faire l’affaire.

Jeep CJ3A et CJ3B : 2, 2/1 ou 16. A nouveau ici, je pense que le 2 et 2/1 sont des masses en millier de livres. Pour le 16, ce pourrait-il qu’on parle de la masse en centaines de kg de la jeep chargées et équipées ? La question reste ouverte.

Continuons l’analyse avec un point commun à toutes ces jeeps de la Force Publique, elles sont équipées d’une grille de protection du radiateur, communément appelée « chaff screen », « grill protector » ou encore « brusch guard » et qui est une option courante des jeeps civiles.

Les pare-brise des jeeps sont souvent absents. Le paquetage des troupes est alors attaché sur le tablier du capot et est composé de 3 sacs de couleur beige attachés par une corde ou une sangle aux fixations du pare-brise.

Sur le flanc de la jeep, on trouve à gauche et à droite, à hauteur des passagers avant, l’insigne des forces publiques, ainsi que le numéro d’identification de la jeep :

Je n’ai pas d’idées pour les couleurs, mais partant du rond jaune du parechocs, il se pourrait que ce blason soit noir jaune rouge tout simplement.

Autre détail sur le côté, le nombre 28 écrit en petit au-dessus du pneu arrière. Là par contre, je n’ai aucune explication. La roue de secours est placée sur le côté droit.

Passons à l’arrière de la jeep. On constate la présence de 2 supports de jerrican, mais bien différents des supports US ou des jeeps militaires. Le support est une structure de latte métallique soudées ensemble. Sur la photo suivante, un casque trouve sa place dans le support de gauche. Les jeeps civiles possèdent un haillon arrière. Les 2 supports sont fixés sur ce dernier. Entre les 2 supports, on distingue un rond blanc sur lequel on peut lire 60, et donc je suppose qu’il s’agit d’une limitation de vitesse.

Sur la photo suivante en couleur, le rond est bien visible entre les 2 supports de jerrican vides.

En parlant des jerricans, certains sont utilisés comme réserve d’eau, comme on peut le lire sur la photo suivante.

Et sur cette photo, le jerrican de droite possède une croix blanche, ce qui pourrait aussi sous-entendre qu’il contient de l’eau.

Enfin, je terminerai avec l’installation de postes radio. Celle-ci se fait sur le marchepied avant droit, dans un support spécial.

Le poste radio est un poste PRC10.

Voilà pour cette analyse assez complète je l’espère de ces jeeps.

A+









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La Force Publique durant la seconde guerre mondiale

Force Publique (Congo)Posté par Big One 12 févr., 2019 19:56:23

Le 10 mai 1940, les allemands envahissent la Belgique. L’Armée résiste 18 jours mais se voit contrainte de capituler le 28 mai. Alors que le Roi se constitue prisonnier, le gouvernement s’exile à Londres d’où il continuera sa tâche tout en gardant le contrôle sur les colonies du Congo et du Rwanda, à la différence des colonies françaises qui se soumettent elles au gouvernement d’occupation de Vichy.

Le Congo représente un enjeu stratégique pour les alliés car il possède de nombreuses matières premières indispensables à l’effort de guerre.

Il possède aussi une armée, la Force Publique. Les cadres et officiers sont belges, et les troupes proviennent des populations indigènes, L’équipement des troupes est assez vétuste initialement mais reçoit du matériel plus moderne dans le courant du conflit via le contrat Prêt-Bail (Lend-Lease). C’est ainsi que vers 1942-1943, des jeeps Willys sont livrées. Ce sont donc les toutes premières jeeps à équiper l’armée belge.

Il existe quelques photos de ces jeeps qui ont été prises par André Cauvin. Ce cinéaste belge fut un résistant de la première heure durant la seconde guerre mondiale. A la demande du ministre Paul-Henry Spaak, il a tourné un film en 1942-1943 intitulé Congo, et dont l’objectif était de promouvoir l’effort de guerre de la Belgique via les ressources fournies aux alliés par sa colonie.

Durant le tournage, il a réalisé quelques photos de la Force Publique. Ces troupes furent déployées en Abyssinie et lutèrent contre les italiens. Ces photos sont protégées de droits d’auteurs et je ne peux donc pas les reproduire, et je vous renvoie donc vers le site d’archive de la CEGESOMA pour les consulter (aller dans la phototèque, et faites une recherche sur: André Cauvin jeep).

Parmi ces photos, il en est une magnifique car en couleur, et que j’ai trouvée sur le très bon site CJ3B.info.

Elle nous permet d’apprécier les marquages très simples des véhicules. On y voit une quinzaine de jeeps, placées devant des camions de transport de troupes. La plupart des jeeps tirent un canon. Les équipages sont mixtes ou tout à fait indigène. La photo semble tirée d’un album de Tintin.

On ne trouve que la plaque d’immatriculation typique des véhicules militaires belge (4 chiffres noirs sur fond blanc avec drapeau tricolore à gauche) ainsi qu’une petite cocarde noir jaune rouge sur le flanc du véhicule.

En faisant des recherches, je suis également tombé sur une jeep miniature de la force publique. Bien qu’il s’agisse d’une Willys MB, les marquages sont d’après-guerre par contre. C'est une jeep de la gendarmerie comme on le voit sur le tablier du pare-brise. C'est également reconnaissable aucasque kaki avec une ligne rouge des occupants.

Sur ce, A+
















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L'histoire de la jeep

DiversPosté par Big One 28 janv., 2019 14:20:33

Comme premier article de ce nouveau blog, je vous propose de suivre l’Histoire de la Jeep, présentée par Jean-Luc Engels. Et oui, un dessinateur de bédé, durant l’âge d’or de l’école belge, il ne m’en fallait pas plus pour trouver mon premier sujet !

Cette série était présente dans un magazine des forces armées, et a du sortir début des années 60. Concernant l’auteur, Jean-Luc R. Engels, je n’ai pas trouvé grand-chose, si ce n’est qu’il a été dessinateur pour le journal Spirou et a notamment participé à une série intitulée : « Comment elle est née ? » qui retrace l’invention de l’automobile.

Je vous propose donc de suivre l’historique du véhicule que nous allons aborder tout au long de ce nouveau blog.

La qualité des scans étant ce qu'elle est, je vous joins les fichiers en *.pdf.



A+













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Table des Matières

TABLE des MATIERESPosté par Big One 28 janv., 2019 14:19:44
Table des Matières




Liste des articles par date de parution:

Les jeeps RECCE - 2 avril 2019
La jeep d'oncle Raoul - 9 mars 2019
Les petits trains de Spa - 22 février 2019
Les CJ3A de la Force Publique - 14 février 2019
La force Publique durant la seconde guerre mondiale - 12 février 2019
L'histoire de la jeep - 28 janvier 2019





Liste des articles par catégories:


Divers

L'histoire de la jeep - 28 janvier 2019
Les petits trains de Spa - 22 février 2019
La jeep d'oncle Raoul - 9 mars 2019

Force Publique (Congo)

La force Publique durant la seconde guerre mondiale - 12 février 2019
Les CJ3A de la Force Publique - 14 février 2019

ABL (Armée Belge-Belgische Leger)

Les jeeps RECCE - 2 avril 2019

















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INFOS du SITE

INFOS du SITEPosté par Big One 26 janv., 2019 16:01:22

Ce site n'a aucune vocation commerciale, ni politique. Mes sources sont principalement Internet et les nombreuses plateformes de recherche (google, yahoo,...) qu'on y trouve.

Mon objectif est d'illustrer l'histoire de la jeep en Belgique. J'aborderai donc aussi bien l'histoire militaire, les développements civils, des anécdotes, parfois des coups de gueule et à terme peut-être une rénovation, le tout sur base d'analyses de photos et d'articles trouvés sur le net. Le fil conducteur restant ce véhicule emblématique.

La philosophie restera la même que sur mon autre Blog traitant des jeeps M201 Sahara de l'Armée Françaises. Je vous encourage à le visiter.


Si vous désirez entrer en contact avec moi, n'hésitez pas à m'envoyer un mail: xavier_peeters@hotmail.com

Vous pouvez également laisser des commentaires sur le Blog, mais privilégiez l'email si vous avez des questions à me poser.


Si vous possédez des droits d'auteur sur une photo veuillez me le signaler et je l'enlèverai tout de suite.

Bonne lecture








Bibliographie - sources - liens:

www.bedetheque.com
www.cj3b.info
www.cegesoma.be
















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