Jeep M201 Sahara

Jeep M201 Sahara

Jeepbigone passe au vert

DiversPosté par Big One 12 juin, 2019 20:43:41

Non, non, ne pensez pas que j’ai décidé de repeindre ma jeep en kaki, loin de moi l’idée d’avoir une saharienne verte, le beige lui va si bien. Voyons, est-ce que j’ai l’R H P ? Non, en cette période « écoresponsable », j’ai décidé de me flageller le dos en estimant l’impact environnemental de ma passion !

En effet, le monde va mal, on prédit notre fin d’ici quelques années, nous allons disparaitre comme le Dodo il y a 1 siècle, même les éoliennes nous entrainent vers notre perte, et si quelques malheureux survivent, ils risquent de se faire croquer par Jaws à Knokke-le-Zoute. De toutes façons, à quoi bon vivre, quel est l'intérêt de la civilisation humaine dès lors qu’on apprend que même la bière est menacée par le réchauffement climatique… A l’instar de tous ces journalistes, je me pose également des questions existentielles :

Dois-je arrêter le Nutella à l’huile de palme si je veux continuer à rouler en jeep ?

Dois-je avoir honte de moi dès lors que je vais au Carrefour en jeep pour acheter un vin non biodynamique?

Dois-je transformer ma saharienne en e-jeep, en remplaçant son Go Devil par un moteur électrique et ses réservoirs par un pack de batterie dont la matière première est extraite par de joyeux enfants congolais tout heureux de recevoir leur salaire de misère d’un consortium minier chinois qui a mis l’émancipation et l’éducation de la jeunesse africaine par le travail forcé comme priorité ?

Et oui, je n’y échappe pas non plus, la folie verte s’empare de la planète, toute chose vivante ou non, matérielle ou pas, n’existe plus que par un bilan carbone, que ce soit votre voiture, votre chauffage, vos vacances, votre chien, vos enfants ou votre voisine !

Dès les beaux jours, je sors ma jeep régulièrement si pas quotidiennement pour faire les courses, pour aller chercher les enfants ou pour une petite balade. Mais à côté des réactions positives que crée le passage d’une jeep, je sens de temps en temps un côté jugeur, un regard inquisiteur : mon loisir entraine la planète dans sa perte. L’apocalypse arrive et les 1500km par an que je parcours à bord de ma saharienne en accélèrent la venue à grand pas.



Quelle voiture est la plus verte ? La Citroën C4 en arrière-plan ou cette saharienne kaki d’un pensionné altermondialiste bobo du sud de Paris????

Je me suis donc décidé à estimer par pure curiosité l’empreinte carbone de mon véhicule. Pour ce faire, j’ai évidemment googlé à tout va pour trouver un site présentant des informations qui me semblent fiables. Je ne les ai évidemment pas vérifiées. En voici l’adresse : http://tpeautomobilecarbone.e-monsite.com/

L’intérêt du site est qu’il propose un calcul de l’empreinte carbone d’un véhicule sur sa durée de vie, le tout ramené à une distance de 100km parcouru. Pour faire simple, les auteurs considèrent qu’un véhicule parcourt sur sa vie 200000km. Le bilan carbone de la construction du véhicule est donc réparti sur ces 200000km et ajouté à la consommation du véhicule et à la rentabilité de la production du carburant.

On retrouve donc des valeurs diverses de production de CO2 par 100km reprises dans ce tableau :

Renault Scénic essence : 14kg /100km
Renault Scénic Diesel : 14kg /100km
Renault ZOE électrique: 5,5 kg /100km (électricité produite en France)
Renault ZOE électrique: 11,7 kg /100km (électricité produite en Allemagne)

La différence entre les voitures électriques provient de la génération de l’électricité. La France possède principalement des centrales nucléaires dont l’emprunte carbone est infime par rapport au parc électrique Allemand.

Si j’applique les calculs à ma jeep, j’obtiens évidemment des résultats moins bons. Je me base pour cette comparaison sur le calcul du Renault Scénic essence dont la consommation est annoncée à 4,3 litres / 100km (données constructeur, pas de commentaires…). En détaillant le calcul cela donne une production de CO2 par 100 km de :

Consommation réelle du véhicule : 10kg de CO2
Production du carburant : 1,5kg de CO2
Construction de la voiture (5Tonnes réparties sur les 200000km parcourus et ramenées à 100km) : 2,5kg

Total donc de 14kg de CO2 pour 100km parcourus.

Pour la jeep maintenant, j’estime une consommation de 15 litres au 100km, ce qui multiplie par 3,5 la première et la deuxième valeur. La dernière ne change pas :

Consommation réelle du véhicule : 35kg de CO2
Production du carburant : 5,2kg de CO2
Construction de la voiture (5T réparties sur les 200000km parcourus et ramenées à 100km) : 2,5kg

Total donc de 42,6 kg de CO2 pour 100km parcourus.

HORREUR, MALHEUR. J’entraine le monde dans ses abysses en allant chercher mes petits pains en M201… Mais enfin, c’est quand même moins plouc que d'aller les acheter en Scénic !



Autre interrogation environnementale : Rouler dans les bois permettrait-il de stimuler la photosynthèse ???

Mais ce calcul ne me plait pas. En effet, certes la production de CO2 par 100km parcouru est une donnée importante, mais elle doit se mettre en rapport avec l’utilisation du véhicule. La bonne question est dès lors: combien de kg de CO2 ma jeep génère-t'elle par an ? Ma M201 date de 1957, je l’ai achetée en 2001 et elle avait 15000km au compteur. Quasi 20 ans plus tard j’estime avoir roulé en moyenne 1500km par an. En fait, il ne faut pas estimer sa durée sur base de l’utilisation de son moteur, mais sur sa durée de vie réelle ! En effet, plutôt que de répartir le coût de la production de la jeep (les 5 Tonnes) sur 200000km, je répartis cela sur la durée de vie de la jeep. Mais une jeep est increvable, je prends donc comme valeur 100 ans (elle en a déjà 62…). Par contre, une Scénic, après 15 ans c’est à la casse.

Ensuite, je ne crois pas trop aux 4,3 litres au 100 de Renault. Je veux une consommation réelle, pas mesurée sur une piste parfaite, avec un léger vent de dos et effectuée sur une Scénic épurée à l’extrême et ne possédant finalement comme équipement qu’un unique siège en carbone ultra light qu’occupe un conducteur anorexique nu. La consommation réelle d’une Scénic poussiéreuse, dans les rues sinueuses de Bruxelles, avec les sièges bébés, les courses de la semaine dans le coffre, la clim plein pot et madame qui ne s’en sort pas avec son programme Weight Watcher au volant montera plutôt à 6,5 litres au 100km. Et encore je suis gentil.

Le détail du calcul pour 1500 km par an est donc le suivant :

Scénic :

6,5 litres au 100 donnent une production de 15,1 kg de CO2. La production du carburant coûte 2,3 kg supplémentaire. Et donc, pour 1500 km j’obtiens 260,8kg de CO2.

A cela j’ajoute le coût de la construction du véhicule (5 T sur 15 ans) et j’obtiens un total de 333 kg de CO2 par an. Et donc le total général est de 594 kg ce CO2 par an, que j’arrondis à 600 kg.

M201 SAHARA :

15 litres au 100 donnent une production de 34,9 kg de CO2. La production du carburant coûte 5,2 kg supplémentaire. Et donc, pour 1500 km j’obtiens +/- 600 kg de CO2.

A cela j’ajoute le coût de la construction du véhicule (5 T sur 100 ans) et j’obtiens un total de 50 kg de CO2 par an. Et donc le total général est de 650 kg ce CO2 par an.

SEULEMENT 50 kg DE PLUS !!!!!!! C’est négligeable !!!!

Alors certes, ma voisine vous dira que la Scénic ne reste pas dans son garage après avoir roulé 1500 km. Mais c’est là qu’est le problème : les vrais pollueurs ne sont pas les jeepers, CE SONT LES CONDUCTEURS DE SCENIC QUI ROULENT PLUS DE 1500 KM PAR AN !!!!

Enfin, sachant qu’un être humain produit 1kg de CO2 par jour par sa respiration, donc +/- 350kg par an, que la simple production de sa nourriture produit 2000kg de CO2 annuellement, j’obtiens pour une personne ne faisant QUE manger un total de +/- 2350kg de CO2 par an !!!!!!!!

Moralité, si je me débarrasse de ma voisine, je peux m’acheter 3 jeeps en plus (mais pas vertes), un scooter, et mon bilan carbone sera neutre!!!

Sur ce, A+, j’ai des déchets à trier !





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Collecteur

Circuit essencePosté par Big One 02 juin, 2019 09:08:53

Petit rappel: La M201 SAHARA possède 2 réservoirs mais qui n’alimentent le circuit d’essence qu’individuellement. Pour choisir quel réservoir fournit le combustible, un boitier de commande est situé sur le plancher avant gauche de la jeep. Il actionne 2 robinets connectés à un collecteur à 4 voies. En effet, en plus des 2 entrées du réservoir principal et du secondaire, ce collecteur possède 2 sorties. La première alimente le circuit mécanique d’essence. Par mécanique j’entends que l’essence est aspirée par la pompe mécanique. La seconde sortie alimente le circuit électrique relié à la pompe Autopulse ou Electropulse. Ces 2 circuits se rejoignent au carburateur via un double banjo. Sur le dessin suivant, le collecteur est renseigné par la lettre H.

Voici quelques photos du collecteur original.

J’ai obtenu via Patrick Tedeschi un moulage non usiné du collecteur original ainsi que des copies des robinets.

Ayant un doute sur l’étanchéité de ces robinets, et étant incapable pour l’instant d’usiner ce collecteur, je me suis décidé à le reconstruire de manière plus simple, en utilisant un tube métallique, et en respectant au maximum les dimensions de l’original. Mais d’abord, j’ai recherché des robinets à essence de taille équivalente. J’en ai trouvé sur eBay, provenant de Chine. Les voici comparés à un robinet original (à droite).

Pour le collecteur, un tube est découpé à la bonne longueur, et les points de fixation du collecteur sur la caisse sont soudés. J’ai percés 3 trous et j’ai fileté les 4 sorties. J’ai ensuite pu monter le collecteur avec ses robinets.

Pour m’assurer de l’étanchéité, j’ai coulé de l’époxy à l’intérieur. Les robinets et les sorties en laitons sont également fixées à l’époxy. Une fois le collecteur fini, je l’ai peint tout simplement.

Alors oui, ce n’est pas la pièce originale (un jour je la monterai…), mais voilà une pièce neuve, étanche (je l’espère), aux bonnes dimensions, de surcroit situé dans un endroit non visible qui me permettra d’utiliser mes 2 réservoirs d’essence. Que demande le peuple !!!!

Sur ce, A+







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Rétroviseurs

DiversPosté par Big One 27 mai, 2019 20:33:57

Aujourd’hui je vais revenir sur 2 photos que j’ai déjà disséquées dans d’autres articles, mais dont certains détails m’avaient échappé. La première de ces photos est celle de la jeep 221 2130 du 3e GT.



Cette jeep a subi des modifications de terrains avec notamment la modification des assises de sièges (voir mes articles : Et si on parlait un peu de confort et encore un peu de confort) et le déplacement de son filtre à essence sous l’aile (voir l’article sur les bidouillages de la série 221 21xx).

Une autre modification est l’ajout d’un rétroviseur central et la modification du rétroviseur latéral gauche. Je vous ai déjà parlé des modifications de rétroviseurs, parce que la jeep du Lt-Colonel Sichler est équipée d’un rétroviseur de camion Berliet (voir l’article Rétroviseur central).



En regardant cette photo de la jeep 221 2130, j’avais pensé initialement que ce rétroviseur latéral gauche était aussi celui d’un Berliet, or il n’en est rien.




Les formes sont très semblables, mais sur le Berliet les côtés arrondis sont les petits côtés, tandis que sur ce rétroviseur ci, ce sont les côtés les plus longs.



On dirait donc que cette jeep est équipée des rétroviseurs plus tardifs des M201, mais installés horizontalement.

Mais cette photo est prise avant 1967, et donc les M201 ne sont pas encore équipées de ce rétro. Mystère donc. Pour résoudre ce genre d’énigme, il faut un peu de chances. Il me fallait trouver un véhicule, probablement français et susceptible de s’être retrouvé en Algérie avant 1962. Et j’ai trouvé un candidat possible : Il pourrait s’agir d’un rétroviseur de Citroën HY, comme on le voit sur la photo suivante.



En cherchant sur des sites de pièces détachées de Citroën, je suis tombé sur 2 modèles de rétroviseurs ayant cette forme pour les HY. Ils sont de la marque CIPA.





La différence entre les 2 modèles est visible sur la partie arrière puisqu’un rétroviseur possède un cerclage que l’autre ne possède pas.

Or, je retrouve cette même différence sur des rétroviseurs équipant des M201, comme vous pouvez le constater sur ces 2 photos suivantes. Le dos du second rétro est lisse, le premier possède un cerclage.




Vous voyez donc probablement où je veux en venir. Et si les rétroviseurs des M201 modernes n’étaient en fait pas simplement du même modèle que ceux des Citroën HY ? Il faudrait comparer les 2 modèles évidemment mais la forme, la taille sur les photos, et les différents modèles poussent à le croire.

Un certain hussard au sud de Paris possédait de tels rétroviseurs M201 sur sa Saharienne du RHP (en plus d’être kaki, no comment… enfin depuis il est passé au rétro rond, je le pardonne). Je lui ai donc demandé de m’envoyer des photos du rétro pour l’identifier.




Ensuite, quelques jours plus tard, coup de bol : je croise un Citroën HY en vente sur le bord d’une chaussée. Il possède le bon modèle de rétro. Je m’arrête et je le prends en photo. Pas de doutes, il s’agit du même rétroviseur.




Et dès lors, si on admet que la M201 SAHARA 221 2130 a utilisé un rétroviseur de Citroën HY, elle fut donc la première jeep à porter le dernier modèle de rétroviseur des M201, bien avant leur utilisation officielle. Cela en fait une sorte de jeep Nostradamus, pionnière de la visibilité latérale et arrière au sein de la grande Armée Française !!!!

Mais je n’en ai pas fini avec les rétroviseurs de Citroën. En effet, en cherchant sur Internet les rétroviseurs de HY, je suis tombé sur un autre modèle de rétroviseur à la forme assez différente puisque rond et au bras plié en angle droit, équipant également ces camionnettes.



Et là, je me suis rappelé d’une photo d’une M201 SAHARA de la légion qui possédait un bras tout à fait semblable et que je détaillais dans mon article sur les jeeps de la Légion.



Je m’y posais la question de l’origine de ce rétroviseur, mais il provient peut-être également simplement d’une camionnette Citroën ! J’adore ce travail d’archéologie photographique !

Sur ce, A+











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N.O.S.

Circuit essencePosté par Big One 16 mai, 2019 15:14:53

N.O.S., autrement dit New Old Stock, une pièce d’origine mais n’ayant jamais été installée. Pour tout amateur de voitures anciennes, ce genre de pièces est souvent remplies d’émotion. En effet, pouvoir ouvrir un vieux carton jauni par le temps pour découvrir un élément qui n’a jamais été touché ni installé provoque des sensations semblables à celle d’un archéologue découvrant une sépulture inviolée, pareille à celle d’Howard Carter et de Lord Carnavon découvrant la tombe de Toutankhamon. Je m’emballe vous direz, et vous avez raison. Pourtant, quand il s’agit de jeeps, ces pièces ne sont pas si rares, et les revendeurs spécialisés en possèdent des stocks conséquents, récupérés après guerre ou rachetés lors de ventes de domaines.

Pour ma part, j’en ai dégoté quelques-unes, comme par exemple le bras de mon rétroviseur gauche, acheté à Genappe et encore emballé dans un papier gras datant de la seconde guerre. Ma pompe Autopulse 24V également, trouvée sur eBay.com et neuve du haut de ses 75 ans : elle équipait des moteurs d’avions durant la guerre et est du même modèle que les pompes des M201 SAHARA.

Par contre, ce qui est vraiment rare à trouver ce sont des pièces N.O.S. de sahariennes. Déjà les pièces originales sont rares, mais alors du N.O.S., je ne pensais plus que cela existait. Or, en discutant avec Jacky V., le propriétaire de la M201 SAHARA 231 1871 en cours de rénovation complète, je m’étais intéressé aux pièces sahariennes qu’il avait déjà en sa possession. Et c’est là qu’il m’a envoyé cette photo du boitier de commande des réservoirs d’essence. Vous imaginez mon excitation à la vue de cette pièce, complètement neuve et possédant encore son étiquette. Waouwww !!!!!!!



Je ne sais pas d’où elle provient, comment il est tombé dessus, mais quelle belle pièce.

Je ne possède qu’une copie de cette pièce terriblement rare, mais de très belle facture. Mon hussard favori du sud de Paris avait quant à lui reproduit le boitier grâce à une imprimante 3D.

Je me suis évidemment tout de suite demandé qu’elle était la signification des inscriptions sur le papier, et j’ai trouvé la réponse dans un manuel très important, j’ai nommé le MAT3310, ex MAT3541, dans son édition d’octobre 1964. Ce manuel reprend la liste de TOUTES les pièces de jeeps disponibles, présentées sous forme de tableau, avec comme particularité 6 colonnes renseignant pour quelle modèle de jeep la pièce est disponible. En recherchant dans le chapitre alimentation, je suis tombé sur le détail du boitier de commande des robinets d’essence.



83213 est donc le numéro de fabrication de cette pièce. Ce numéro doit être précédé du préfixe F-HO. Il existe un autre préfixe pour d’autres pièces : US-WO. Il est donc facile de comprendre que F-HO doit signifier France, Hotchkiss.

Ensuite se trouve le mot « COMMANDE » qui est le mot vedette de stock de l’identité militaire. Combiné au numéro de nomenclature militaire 384-584375877, cela détermine l’identifiant unique de cette pièce. Et ce numéro de nomenclature se retrouve aussi sur l’étiquette du boitier mais dans une structure différente puisque les chiffres sont groupés par 3 : 384 584 375 877.

Cette étiquette m’a inspiré, et je l’ai donc reproduite de la manière la plus fidèle qui soit (à l’exception de la jeep qui est un peu trop détaillée chez moi). Un peu de recherche sur Internet pour retrouver le logo de Willys Overland France, un peu de Photoshop, et une impression sur un vieux papier jauni que je possède. Voilà le résultat :



Dernière constatation dans le MAT : la pièce F-HO-83213 est composée de 2 pièces identifiées par les numéros de fabrication 88350 pour le joint entre le boitier et le plancher, et 88483 pour la commande des robinets, à savoir le boitier de commande tout seul. Et là, JACKPOT, je me suis toujours demandé ce que signifiais le nombre situé sur le dessus du boitier : il s’agissait simplement d’une référence de construction.



Cette pièce va bientôt trouver sa place sur la jeep. Et je risque aussi de vous reparler du MAT3310 dans un prochain article.

Sur ce, A+







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Isolation

Circuit essencePosté par Big One 12 mai, 2019 20:15:49

Je constate que la réalisation du réservoir secondaire a monopolisé tout mon temps. Depuis qu’il est fini, j’ai pu enfin me relancer sur des petites pièces spécifiques aux M201 SAHARA.

C’est ainsi que je me suis attaqué à un des systèmes visant à contrer le vapor-lock. L’un d’eux est l’utilisation de 2 écrans d’isolation, le premier placé entre le bloc moteur et la pompe à essence mécanique, le second placé entre le bloc moteur et le carburateur. C’est ce deuxième écran que j’ai reproduit. Pour ce faire, j’ai pu m’inspirer de 2 photos du compartiment moteur de M201 SAHARA dans lesquels cet écran est présent, mais aussi d’une photo de l’écran original.

J’ai donc rapidement déterminé la taille de la pièce, et j’ai découpé une tôle de 1mm que j’ai ensuite pliée pour obtenir la bonne forme.

J’ai soudé les 2 pattes d’attache qui permettent la fixation sur le bloc moteur et j’ai foré les trous devant fixer l’élément isolant qui dédouble la plaque. Le mien sera composé d’époxy et de fibre de verre.

Ensuite j’ai riveté le tout et j’ai mis en couleur.

Voilà le premier montage. Et sur cette photo vous constaterez l’état assez perméable de mon carburateur Zénith. J’en ai profité pour le remplacer par un Solex neuf. Voilà donc le montage final de cette petite pièce de détail, mais qui fait toute la différence…

Enfin, dans mon article sur les bidouillages de la série 221 21XX et dans sa suite, vapor lock et nouvelle hypothèse, j’abordais le déplacement du filtre à essence de l’intérieur du bloc moteur vers l’extérieur, et plus précisément sous l’aile avant gauche. J’ai donc fixé un filtre à cet emplacement. Il n’est évidemment pas encore raccordé, mais constitue un élément de plus dans le circuit d’essence si spécifique des M201 SAHARA.

Le puzzle se construit. La suite au prochain épisode…

A+















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1/35ème

DiversPosté par Big One 01 mai, 2019 14:49:33

En cherchant des infos sur Google, je suis tombé sur une photo de ma jeep devant le garage chez mes parents. Elle provenait d’un site de modélisme que je me suis évidemment empressé de visiter. Il s’agit du forum les maquettistes et le message intitulé est « Corvée d’eau saharienne ».

Adolescent, j’ai fait beaucoup de dioramas au 1/35e. C’est donc avec un intérêt certain que j’ai découvert les étapes de la réalisation de ce diorama représentant une corvée d’eau de légionnaires dans le Sahara algérien. Son auteur, un certain Manu dont le surnom de forum est Capitaine Connan, voulait d’abord faire un diorama autour d’un Dodge WC56 de la légion. Il a donc commencé par transformer son Dodge en véhicule saharien en lui ajoutant le filtre à air caractéristique.

Il semble qu’en faisant des recherches sur les CSPL (Compagnies Sahariennes Portées de la Légion) il soit tombé sur mon blog et a dès lors décidé d’y intégrer une jeep Sahara.

Comme il possédait un vieux kit Tamiya de la Willys MB, il a donc décidé de la transformer en M201 SAHARA de la Légion, et vu qu’il n’existe pas de kits de transformation de jeeps en SAHARA, il a donc dû réaliser le préfiltre à air et le coffre à outil. Notez d'ailleurs son commentaire très à propos: "Il y a un sacré paquet de modif sur une saharienne"! C'est pas moi qui vais le contredire!

Je suis toujours en admiration devant ce genre de travail mais malheureusement je n’ai plus la patience nécessaire pour le faire. Voici donc les étapes de la construction de cette jeep.

La banquette arrière est enlevée pour stocker des jerricans, comme sur les M201 SAHARA de la gendarmerie lors de la récupération de la dépouille de Bill Lancaster.

Il manque le phare de recherche, mais il se peut que le pare-brise ait été changé, comme sur cette saharienne de la légion.

La jeep est équipée de plaque de désensablage sur le côté. Je n’ai jamais vu de sahariennes en photo en possédant puisqu’elles sont souvent équipées d’échelles fixées sur la calandre en plus des rouleaux de désensablage du lot de bord, mais c’est tout à fait plausible et ça donne plutôt bien. En effet, voici une photo d’une jeep française (ITM ou M201 ?) du 14e RCP, qui a d’ailleurs inspiré un kit de la marque Best Value Model permettant l’adaptation d’une maquette de jeep au 1/35e.

Voici les 2 véhicules quasi finis:

Dommage que la jeep ne soit pas équipée de pneus route. Enfin, les petits détails pour vraiment faire le pointilleux, la plaque d’immatriculation n’est pas celle d’une M201 SAHARA. Mais bon, à part moi, qui s'intéresse aux plaques d'immatriculation des sahariennes... En outre je me demande si il n’aurait pas été possible de faire les pontets sur la caisse. C’est pardonné vu la qualité du reste du travail.

Voici les photos du diorama fini. Magnifique travail. Encore félicitation à ce Capitaine Connan. Je suis content que mon travail sur le blog ait pu inspirer même en infime partie cette superbe réalisation.

A+





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Allo Églantine? Ici Mirabelle!!!!

RadioPosté par Big One 23 avril, 2019 00:04:01

Vous l’aurez compris, nous allons parler radio communication aujourd’hui. Je me suis en effet attaqué à l’installation de mon poste radio. En effet, la M201 SAHARA du Lt-Colonel Sichler que je reproduis est équipée pour la piste et accompagne les camions de Berliet dans le désert algérien.

Elle est donc équipée d’un poste ANGRC 9 afin d’assurer la communication au sein des convois. Cette installation n’est pas standard car aussi bien l’alimentation que l’émetteur/récepteur se trouvent sur le caisson arrière droit. L’alimentation est facilement installée sur ce caisson, mais l’émetteur/récepteur se trouve au-dessus du coffre de rangement: impossible de l’attacher là, il faut une plaque de support.

Les M201 radio de l‘Armée Française furent équipées de plaques de support pour les différents types de postes radios. Ces plaques se trouvent de temps en temps en vente sur Le Bon Coin, mais je pense qu’elles sont postérieures aux M201 SAHARA. Elles s’installent par 2, une par caisson, et nécessitent le remplacement de la banquette arrière par un siège une place pour l’opérateur radio, comme on peut le voir sur cette très belle M201 avec camouflage Daguet.

Ayant abandonné l’idée d’installer une telle plaque, il me fallait trouver un système pour fixer les différents éléments de l’ANGRC9 sur un seul caisson. Et je suis parti du principe que les plaques à radio standardisées des M201 devaient probablement avoir été inspirées par des installations de terrain. J’ai donc décidé de créer une plaque de support moi-même, comme aurait pu le faire un mécano à Reggan en 1965.

J’ai pris une plaque d‘1,5cm d’épaisseur pour le support et j’ai sorti le poste à souder. Après avoir réalisé mon réservoir, je n’ai plus peur de rien…

J’ai coupé un coin pour suivre la forme du caisson, et j’ai renforcé la tôle en soudant des profilés en „T“.

La fixation se fera via les 4 vis d’attache de l’alimentation. Les supports sont présentés sur la plaque:

Et voilà un pré-montage sans l’alim après peinture.

Et à propos de l’alim, son coffre était percé de 3 trous. J’ai dû les reboucher avec de l’époxy et de la fibre de verre. Ensuite, peinture.

J’ai également placé le support d’antenne dont la position sur cette jeep n’est non plus pas standard.

Les poignées d’angle sur la caisse gênent au placement du support d'antenne, et tout comme sur la M201 du Lt-Colonel Sichler, je les ai enlevés. Cela permet de plus aux 2 pneus de rechange de se mettre mieux sur la caisse.

Et voilà le montage terminé. Il me faut maintenant faire le montage électrique, mais il fait beau, je vais un peu lever le pied dans les travaux!

A+





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Le T100 pour la 100ème

HistoriquePosté par Big One 13 avril, 2019 21:25:40

Si vous regardez la ligne d’adresse de cette page Internet, vous constaterez qu’elle se termine par 100 : et oui, c’est le 100ème message que je poste sur ce blog. 100 messages (plus ou moins intéressant) parlant des M201 SAHARA. Je frôle l’exploit ! En revanche je doute d’avoir autant de lecteurs que de pages, mais bon, ça c’est un autre problème.

Pour fêter ce 100ème message, il me fallait voir grand, gigantesque même, et donc aujourd’hui je vais vous parler d’un monstre du désert, d’un chef d’œuvre d’ingénierie et de démesure hexagonale, d’un outil titanesque devant supporter les ambitions pétrolières françaises, d’un symbole de la conquête du Sahara mais dont le développement fut stoppé net par les aléas géopolitiques : j’ai nommé le camion Berliet T100.


Imaginé par Paul Berliet fin 1956 pour les besoins spécifiques des pétroliers dans le Sahara algérien, mis sur papier début 1957 et, prouesse mécanique, déjà présent physiquement au salon de Paris de cette même année, ce bébé de 100T, capable d’en transporter 120, équipé d’abord d’un moteur Cummins de 600ch puis « upgradé » à 700ch, fut construit à 4 exemplaires. Seuls les 2 premiers, logiquement appelé n°1 et n°2, ont vu le désert et je ne m’attarderai qu’à eux ici.



Le n°1 a d’abord arpenté divers salons automobiles européens avant de rejoindre Ouargla en 1960. Initialement peint en rouge, puis en blanc. Le voici pris en photo dans la cour du camp Moll à Colomb Béchar. On distingue à gauche une M201 SAHARA du 3e GT (plus que probablement vu l’endroit)



Le n°2, frère jumeau du n°1, fut envoyé tout de suite en Algérie à sa sortie d’usine en 1958. Il était initialement peint en beige, fut repeint en rouge, pour finalement être remis en beige. Il fut rapatrié dans les années 80 pour intégrer la fondation Berliet. Il est visible au nord de Lyon dans le conservatoire Berliet mais était présent au salon Rétromobile à Paris en ce début d’année. Ne pouvant m’y rendre, je vous partage quelques clichés fait par un reporter de luxe, le fameux JLM201 du site hotchkissm201.fr.








La bête a été l’attraction de ce salon par ses dimensions hors normes.

Revenons rapidement au n°1. Il a quant à lui terminé sa vie en Algérie où il trône encore fièrement, à Hassi-Messaoud précisément, dernier témoin d’une époque révolue.


Et à propos de témoins du passé et pour également revenir à un de mes tout premier message sur le blog, j’ai trouvé une nouvelle probable M201 SAHARA survivante restées en Algérie sur le site Ouedkniss. Il doit probablement s’agir d’une ancienne SAHARA 6V, à voir les différents détails : pontets d’attache sur le tablier avant, coffre à outil, et surtout l’ouverture ronde dans la caisse pour le tuyau (manquant) provenant du pré-filtre Técalémit (quant à lui bien présent).





Comme toujours, pas de preuves irréfutables, mais quand même beaucoup d’indices concordants…

A+





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Rien ne se perd...

AuterochePosté par Big One 01 avril, 2019 20:03:52

Les lecteurs assidus de mon blog le savent, les M201 SAHARA originales se comptent sur les doigts d’une main. En effet, celles qui ne sont pas restées en Algérie ont été rapatriées en Métropole. Certaines furent adaptées en version ENTAC, mais fin des années 60, toutes ces jeeps perdirent leurs attributs sahariens. A leur passage à la Maltournée, ces jeeps furent standardisées : toutes les spécificités sahariennes furent enlevées. De nombreuses pièces furent ferraillées, rendant la rénovation de ces jeeps terriblement difficile. Mais tout ne fut pas perdu. Ainsi, lors de mes recherches je suis tombé sur un bordereau de vente de matériel de l’Armée Française à la SNAPME (Société Nationale d’Acquisition de Phares et de Matériel d’Éclairage). Voici ce document qui évoque la vente d’un stock de 257 phares de recherche Auteroche provenant de M201 SAHARA. Ce document, classé SECRET DEFENSE, est signé par le premier sergent Choi, responsable logistique au sein de l’A.F. Je n’en ai qu’une copie de très faible qualité malheureusement.

En fouillant les archives de la SNAPME, j’ai réussi à retrouver la trace de ces phares. Ils furent vendus ultérieurement à la société Guignault, dont l’une des activités est la construction de générateur de courant. Et ces phares ont donc été employés pour équiper des GPU (Ground Power Unit) utilisés pour fournir du courant aux avions au sol. En voici un exemplaire que j’ai pris en photo à Brême, en Allemagne.

On constate tout de suite que le phare a été adapté par rapport au phare saharien. En effet, il possède une nouvelle grille de protection, l’optique a été changée et la rotule remplacée par un autre système mobile. Mais la coque et le cerclage sont d’origine saharienne, c’est-ce que les archives de la société Guignault nous prouvent.

Et donc, ces petits phares qui aident le personnel au sol sur les aéroports proviennent de M201 SAHARA, et ont donc vu les levers de soleil sur le Tanezrouft, ont éclairé les méchouis des appelés les soirs de permission voire ont scruté les dunes à la recherche de contrebandiers ou de pilleurs du désert ! D’ailleurs, si vous voulez en savoir plus sur cette histoire incroyable, je vous propose de vous rendre sur ce site spécialisé dans l’histoire des lanternes, phares et autres loupiottes.

Sur ce, A+





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Promis, c’est la dernière fois que je vous parle de réservoir…

Circuit essencePosté par Big One 27 mars, 2019 21:57:54

Et oui, toutes les sagas ont une fin. Et c’est avec beaucoup de bonheur que je vous annonce la fin de celle du réservoir. En effet, j’ai pu avancer ces derniers jours et j’ai finalisé le réservoir secondaire.

Mais petit rappel : lors du dernier épisode, je m’étais rendu compte que j’avais réalisé une passoire pour spaghetti plutôt qu’un réservoir. Il fallait agir, et j’ai donc commandé un kit Restom.


Le principe est simple : 3 étapes. La première vise à dégraisser l’intérieur du réservoir. La seconde est un traitement phosphaté qui élimine la rouille. Enfin, la dernière étape est l’ajout d’une couche d’époxy. Pour éviter aux différents liquides de traitement de fuir, j’ai du boucher tous les trous avec de la bande adhésive.


Voici 1 photo de l’intérieur du réservoir après traitement. J’ai testé avec un verre d’eau. Il ne fuit plus !!!!!!



Cela étant fait, il a fallu attendre 1 semaine que l’époxy durcisse parfaitement. J’ai ensuite pu passer à la peinture. Tout d’abord 2 couches de primer rouge. Ensuite, enfin du beige !!!!


Voici le résultat final avant montage:


Parallèlement, j’ai continué la réalisation de la sangle d’attache.


Ensuite, j’ai percé quelques trous dans la caisse. Le premier est la sortie d’essence.


Et les suivants m’ont permis d’attacher la sangle. Voici donc le résultat final :

Et la comparaison avec le réservoir (original celui-là) d'une autre M201 SAHARA:



Je sais qu’il n’est pas parfait et certainement sur les soudures, mais je reste quand même assez fier de la réalisation.




C’est donc avec un grand OUF que je clôture cette phase de la transformation. Je suis heureux de pouvoir ENFIN passer à autre chose, comme l’installation d’un poste radio par exemple…




Sur ce, A+








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