Jeep M201 Sahara

Est-ce que je vous ai dit que je construisais un réservoir ???Circuit essence

Posté par Big One 13 févr., 2019 17:18:57

Et oui, la saga continue, mais j’espère bien qu’elle va bientôt s’arrêter ! Or donc, j’ai attaqué mon 3e réservoir, et je suis, enfin, (quasi) tout à fait content du résultat. Certes, ce ne sera jamais un réservoir d’origine, mais l’idée de penser que je l’ai réalisé tout seul alors qu’il y a à peine 2 ans je n’avais jamais touché ni une disqueuse ni un poste à souder et que mon expérience du travail et de la transformation du métal se limitait à emballer un pic-nic dans du papier alu me réjouit.

Nous en étions donc arrivés au stade pré soudure. J’ai donc attaqué les soudures des 2 nervures intérieures.

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Au début, cela a été sans problèmes, puis j’ai à nouveau eu des problèmes de réglages comme je vous l’avais déjà mentionné dans un précédent article. Impossible de faire une soudure propre. Je pense que j’ai un problème d’arrivée du gaz sur mon poste et j’obtiens des soudures pleines de bulles. J’ai donc décidé d’arrêter de souder avec mon fil de 0,6 au gaz, et de tenter le coup avec du fil fourré de 0,9. Et le résultat ne m’a pas déçu. Alors oui, cela fait plus de projections, mais les soudures sont propres et le résultat est bon.

J’ai donc terminé de souder les 2 nervures.

Ensuite, j’ai rigidifié la tôle en soudant des petites lattes sur les parties devant rester rectilignes. Cela a incroyablement facilité l’opération « d’emballage » des nervures par la tôle extérieure.

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J’ai fermé le réservoir et j’ai soudé complètement l’enveloppe extérieure. Ensuite, j’ai disqué.

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L’étape suivante a consisté à découper le coin du réservoir.

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J’ai pu le mettre en place. Voici la comparaison entre le réservoir #2 et le #3. C'est beaucoup mieux, mais est-ce comme l'original. J'en doute, mais je m'en contenterai cette fois.

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Lors de la construction des réservoirs #1 et #2, j’avais découpés les bords latéraux de la même taille que les nervures. Leur placement avait été très complique parce que lors de l’emballage, la tôle avait tendance à bouffer et à se déformer un peu sur les bords. Grâce aux lattes de renfort dont je vous ai parlé plus haut, ce problème a été fortement réduit. On constate bien que les faces inférieure et supérieure sont parfaitement rectilignes. J’ai ensuite fait 2 modèles en carton-mousse des 2 côtés, sur base de la forme réelle du réservoir et pas sur base des nervures intérieures.

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Ces modèles m’ont permis de créer les côtés. Leur mise en place a été un vrai plaisir cette fois-ci.

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J'ai placé la tubulure d'aspiration de l'essence avant de fermer les côtés.

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Puis j’ai soudé les côtés extérieurs, en commençant par le côté rogné puis par le côté tout à fait rectiligne. Avant la soudure, j’ai également plié la tôle à l’endroit ou passera la sangle métallique devant maintenir le réservoir.

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Et voilà la soudure avant ponçage/disquage.

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La semaine prochaine je m’attaque à l’étanchéité.

A+







A VENDREDivers

Posté par Big One 01 févr., 2019 13:42:56

Durant mon projet je vous ai déjà parlé souvent de la jeep M201 SAHARA de Patrick Tedeschi. Cet italien des environs de Turin est un collectionneur de véhicules militaires. Il a refait sur base d’une M201 de 1964 une jeep SAHARA au couleur de la Légion. Une approche assez similaire à la mienne, avec la grosse différence qu’il a procédé à une rénovation complète et totale, chose que je ne voulais pas faire. Le résultat est évidemment à la hauteur du travail accompli et sa jeep est certainement la plus belle et la plus fidèle reproduction de SAHARA 21V à l’heure actuelle. Il ne lui manque rien, et toutes les pièces reproduites l’ont été dans un souci du détail et de la perfection.

Durant mes travaux, je suis souvent entré en contact avec lui pour la reproduction de pièces, et je lui ai aussi acheté certaines pièces introuvables comme le collecteur d’essence ou le boitier de sélection du réservoir.

Toujours est-il que Patrick veut recentrer sa collection et a donc décidé de se séparer de 3 de ces véhicules dont la SAHARA. Je me permets donc de lui faire un peu de pub en publiant sur mon blog les photos des véhicules qu’il met en vente et qui sont tous, d’une manière ou d’une autre associés au désert.

Tout d’abord voici quelques photos de sa magnifique M201 SAHARA 21V. Elle est, je le rappelle, complète, des amortisseurs 13 lames au circuit d’essence dédoublé.

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Autre M201 mise en vente par Patrick, cette magnifique M201, camouflage Daguet. Elle est équipée de ses 2 postes radios et possède sa remorque. A nouveau vous constaterez sur les photos le soin apporté à la réalisation de cette rénovation.

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Enfin, dernier véhicule mis en vente, cette magnifique VLR Delahaye, également couleur sable.

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Si vous êtes intéressés par une de ces voitures, je vous propose donc de prendre contact directement avec Patrick (il parle français) via son adresse e-mail. Il vous donnera toutes les informations nécessaires. Je n’ai pas mis les prix des véhicules dans mon message, car mon blog n'a aucune vocation commerciale, mais ils sont à mes yeux tout à fait réalistes par rapport aux prix d’une M201 de base sur Le Bon coin par exemple.

Patrick Tedeschi - 0039 338 577 8265

A+







Modélismetransformation / rénovation

Posté par Big One 21 janv., 2019 18:39:20

Plus jeune, j’ai fait beaucoup de modélisme avec mon frère. Cela a d’abord commencé par des avions, le 1/72ème de Matchbox avait la côte, puis vers 14 -15 ans nous avons commencé à faire des dioramas sur base des figurines et véhicules 1/35ème Tamiya, mais aussi Verlinden. Pour ceux qui ne connaissent pas, Verlinden était une société belge produisant des magnifiques figurines en résine, mais aussi de nombreux kits et bâtiments tels des bunkers ou des ruines de maison que nous utilisions pour nos décors. Vers 19 ans, cette passion m’a tout doucement quitté mais régulièrement je m'y remets pendant quelques semaines. Je n’ai malheureusement plus la patience que j’avais plus jeune, mais avec 2 gosses un peu turbulents, et un boulot à 1200 km de ma maison, cela n’aide pas. J’achète cela dit encore des kits en me disant que qui sait, un jour…

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Mon frangin quant à lui s’y est remis il y a quelques temps. Dès lors je lui « commande » parfois quelques réalisations, comme cette magnifique miniature de ma jeep au 1/72ème avant sa transformation saharienne. Il est très fort et a réussi à garder cette zen attitude que j’ai perdue.

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Je me rends compte que dans mon projet de reconstitution de ma M201 SAHARA, je reproduis la recherche du détail que j’utilisais plus jeune. En effet, un véhicule d’un diorama ne peut par exemple pas être propre. Il faut des traces de boues, des coulées de rouille et d’huile. Nous étudions mon frère et moi des photos et tentions de reproduire en petit tous les défauts à coup d’ajout de bardas, de dry brushing,... Sur un diorama, ce sont toujours les petits détails qui font la différence.

Mais revenons à ma SAHARA, à savoir la jeep du Lt-Colonel Sichler. Cette jeep existe en diverses versions, comme je l’avais illustré dans un de mes premiers articles, le jeu des 7 erreurs. Parmi les différences, on trouvait une version radio, avec 2 roues de secours, et la plaque d’immatriculation à droite du parechocs et une version sans radio, avec un seul pneu de rechange et la plaque peinte de manière beaucoup plus conventionnelle à gauche du parechocs. Les 2 plaques avaient été peintes à la main, comme en attestent les polices de caractères assez peu régulières et non standards.

Je ne savais pas encore exactement quelle version j’allais reproduire, et j’ai donc décidé de peindre la plaque d’immatriculation de sortie d’usine des M201. Mais je me suis dégotté une radio AN GRC9 fin de l’année passée, ce qui a finalement orienté mon choix. Ce sera la version radio, avec 2 roues de secours et la plaque à droite.

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Et donc j’ai sorti la couleur beige, et j’ai recouvert d’une couche, comme lors des repeintures à l’époque, le parechocs de la jeep. Adieu plaque d’usine !

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J’ai ensuite agrandi et distordu la plaque sur base de la photo afin de pouvoir reproduire exactement les caractères.

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En analysant bien la photo, nous constatons que la peinture est grossière : le rectangle noir de fond n’est pas rectiligne, les caractères sont semblables, mais pas réguliers. Autre petit détail, le « 6 » a sa boucle pleine.

J’ai donc reproduis le plus exactement possible cette plaque, à main levée. C’est peut-être moins beau que la plaque de sortie d’usine, mais au moins cela se rapproche maintenant de la réalité.

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Il ne me reste plus qu’à vieillir et patiner cette nouvelle peinture. Je vous montrerai mon truc dans un prochain article.

Ayant sorti mes pots de couleurs Humbrol, j’en ai profité pour refaire le bleu ciel de mon jerrican d’eau. J’avais eu des critiques comme quoi il était trop flash (critiques venant d’un gars avec une jeep kaki, on croit rêver…)

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Sur ce, A+







Une rude concurrenceHistorique

Posté par Big One 14 janv., 2019 14:43:49

Dans l’immédiat après-guerre, les jeeps Willys s’avèrent très vite utiles au secteur privé, et notamment dans le Sahara où les sociétés d’exploitation et de prospection sont en recherche d’hydrocarbures. Les jeeps ont le monopole des déplacements tout-terrain. Pourtant, une concurrente va arriver très rapidement : il s’agit bien évidemment de la Land Rover, dont la Série 1 sort en 1948.

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Ses performances sont assez semblables à celle de la jeep, mais la gamme va très vite évoluer en se focalisant sur les points faibles de la Willys, à savoir le confort, la capacité d’emport et la solidité.

Pour augmenter la capacité d’emport, différents modèles de châssis sont proposés. Ces derniers sont d’ailleurs renforcés mais la carrosserie en aluminium, très disponible au sortir de la guerre, permet de limiter l’augmentation de poids.

La série 2 sort en 1958 dans 2 versions de châssis disponibles : 88 et 109 pouces.

Le confort est fortement amélioré grâce notamment à l’habitacle fermé. Willys a pourtant sorti la Station Wagon, mais il préfigure plus l’ancêtre des SUV et trouve sa clientèle dans les classes moyennes habitant à l’écart des villes plus que sur le « terrain ». En outre, les Land sont disponibles dans différentes configurations très pratiques comme par exemple le pick-up, une version totalement tôlées,...

Parallèlement, Willys ne développe que très peu la MB. Les CJ2A et CJ3A sont quasi identiques et il faut attendre la CJ3B, la M38 et la M38A1 pour voir des améliorations tangibles, mais toujours loin de ce que Land propose et notamment en ce qui concerne le confort.

L’Armée Française quant à elle a rêvé d’un nouveau véhicule tout terrain, mais faute de budget elle s’est résignée à relancer la production du modèle MB avec sa jeep M201, dont la M201 SAHARA sera une des évolutions.

Jeep Willys, M201, M201 Sahara et Land vont donc se côtoyer dans le désert mais leur image dans l’inconscient sera très différent : la jeep gardera toujours son image de véhicule militaire tandis que les Land seront associées à l’aventure, aux expéditions dans des contrées lointaines, aux safaris…

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C'est une Land Série 2 d'une société civile qui accompagne ce Berliet T100. Une M201 SAHARA de l'armée est visible derrière à gauche.

Et parmi ces nombreuses expéditions, l’une d’elle a retenu mon attention car elle mêle les camions Berliet aux Land tout comme ils furent associés aux M201 SAHARA au sein des Groupes de Transports de l’Armée Française.

Il s’agit de l’expédition Berliet, où devrais-je dire des expéditions Berliet puisqu’il y en a eu 3, et dont l’objectif premier est de démontrer la faisabilité du transport routier entre l’Algérie et le Tchad. Afin d’attirer l’attention du publique, cette expédition embarque différents scientifiques (archéologue, géologue, …) qui tout au long du périple pourront mener à bien des recherches.

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Un bivouac militaire du 3ème Groupe de Transport et un bivouac de la Mission Belriet-Tchad.

La première expédition (raid Trapil - 1959) vise à tester le matériel et rassemble 3 Berliet GBC 6x6 « Gazelle » et une Land Série 2.

La seconde expédition (Mission Ténéré - 1959) rassemble 9 GBC 8 6x6, 5 Land Rover et 1 hélicoptère.

La dernière (Mission Tchad – 1960) rassemble 4 Berliet GLM 10 M, 7 « Gazelle » et 3 Land et 1 hélicoptère.

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Le matériel de la mission Berliet-Ténéré. Derrière l'hélicoptère et les 9 "Gazelle" se trouvent les 5 Land Rover de l'expédition (2 châssis court et 3 châssis long)

Tout comme les M201 SAHARA au sein des Groupes de Transport, les Land jouent un rôle d’éclaireur et d’ouvreuses de pistes pour les convois de camion. Elles ont été préférées au Jeep de par leur taille et donc leur emport plus important. Et à l’instar des M201 SAHARA, elles subissent des modifications devant leur permettre d’évoluer dans le désert. Ces modifications ne sont pas d’usine, mais effectuées dans un atelier d’Alger avant le départ.

*Ajout d’une pompe à essence électrique.
*Possibilité de relier directement le réservoir au carburateur afin de parer au vapeur-lock.
*Isolation du moteur contre la poussière.
*L’hélice du ventilateur se voit ajouter des pales pour un meilleur refroidissement.
*Confort : amélioration de l’aération de la cabine par l’ajout d’une entrée d’air. Ajout d’un pare-soleil.
*Pont avant renforcé.


Les véhicules sont évidemment équipés de pneus route pour l’évolution dans les ergs, ainsi que d’un lot de bord comportant échelle de désensablage, pelles, pioches, jerricans supplémentaires sur les ailes avant, radio,…

Blog imageLe convoi est escorté par une M201 de la circulation routière lors de la Mission Tchad en 1960.

Blog imageLes jerrican sont placés sur les ailes avant de la Land.

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Les échelles de désensablage sont fixées sur les flancs de la carrosserie.

Pour clôturer cet article sur les Land, je vous propose quelques magnifiques clichés d’une expédition effectuée par le photographe George Rodger, ancien correspondant de guerre qui, fort marqué par ce qu’il vécut en Europe en couvrant la libération, tourna son objectif vers l’Afrique et la vie sauvage après-guerre.

Blog imageGeorge Rodger dans une jeep Willys lors de la libération de Paris

En 1957, il se lance à bord d’une Land Série 1 dans un périple à travers le Sahara, à la recherche des tribus Touaregs. Les photos sont superbes (mais bon, c’est son métier aussi…) et probablement pleines de droits d’auteurs donc je vous renvoie vers le site de l’agence Magnum que George Rodger fonda en 1947 avec Robert Kapla notamment.

Blog imageBlog imageBlog imageBlog imageEt dans le Sahara, l'Armée veille au grain. Rencontre ici entre Rodger et une patrouille de militaire en jeep (ITM) et en Dodge. Notez d'ailleurs que l'habitacle du Dodge est blindé.

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A+







Tôlerie, épisode 3479…Circuit essence

Posté par Big One 12 janv., 2019 20:46:29

Comme précisé dans mon précédent article, mon second réservoir est parti faire le bonheur d’un hussard pensionné. Le premier réservoir visait à me faire la main. Le second devait être le définitif et j'ai longtemps hésité à le garder, puis les fêtes approchant, j'ai voulu faire plaisir à un pauvre jeeper dont la saharienne n'est même pas couleur sable... Il est donc parti au sud de Paris par Mondial Relay et moi je suis retourné chez mon fournisseur en métaux divers et j’ai commandé de nouvelles tôles pour lancer la construction de mon 3ème réservoir. Alors oui, j’aurais peut-être mieux fait de mettre mon orgueil dans ma poche, et de simplement acheter le vrai réservoir de saharienne disponible (mais hors de prix) sur le site de jeep, Dodge, GMC. Seulement je ne suis pas comme ça. Je ne me soumettrai pas à des vendeurs revenant sur leurs écrits (non, je n’ai pas dit malhonnête !).

En fait, j’ai pris goût à travailler la tôle et j’ai envie de pouvoir dire : « le réservoir ? c’est moi qui l’ai fait !!!! ».

À cela mes interlocuteurs ébahis lâcheront un « Waouw !!! ».

Ce à quoi je répondrai : « Non, c’est un WOW, un pur produit Willys Overland Waterloo ! »

J’ai donc analysé ce qui n’avait pas été sur la construction des 2 réservoirs précédents. Le principe de construction est simple : « j’emballe » 2 nervures dans une tôle de 1mm d’épaisseur. Une fois l’enveloppe extérieure en place, je ferme les 2 côté au moyen de 2 tôles dont les bords sont en « L ». Enfin, je soude tout le pourtour. ´

La première des choses que je vais devoir changer est ma philosophie de travail. Le manque de temps et l’envie d’avancer m’ont souvent fait travailler dans la précipitation, ce qui a conduit à de grossières erreurs.

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Erreur stupide due à la précipitation sur le réservoir 2: La moulure a été faite trop à l'intérieur de la tôle, et je me suis aligné dessus pour faire la coupe. Résultat, un réservoir un peu trop coupé..

J’ai également analysé toutes les photos que je possède afin de sortir des plans plus précis.

Alors que le réservoir fait 510 mm de largeur, j’avais acheté une tôle de 530 mm de largeur. Pourquoi ? Je pensais que cela me laisserait une marge de manœuvre et l’objectif était de disquer les 2 cm excédentaires en fin de construction. Or, cette opération de disquage se révèle imprécise et j’ai même du disquer dans des soudures attachant les côtés pour avoir la taille requise. J’ai donc demandé une tôle de la bonne largeur maintenant.

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Après disquage du centimètre excédentaire, une partie de ma soudure et coupée...

Je devrai être plus précis dans le montage des côtés, ce qui est le 2ème gros problème que j’ai rencontré. En effet, le profil de ces côtés est évidemment le même que celui des nervures internes, or lors de mon opération d’emballage, la tôle n’est pas parfaitement pliée (j’ai pas le matos…). Elle a tendance à bouffer un peu et j’avais dû me battre pour placer les côté extérieurs. Je vais devoir m’arranger pour que les côtés plats de la tôle gardent leur rectitude, ce qui facilitera grandement le montage final. Les moulures rigidifient en partie la tôle, mais je les renforcerai au moyen de petites lattes internes. Ces lattes me serviront aussi de support pour le positionnement des 2 côtés.

Sur la surface supérieure du réservoir, les 4 rainures avaient été faites « main levée », ce qui donnait un résultat assez satisfaisant mais pas à 100% réguliers et trahissaient une construction artisanale et pas en série. J’ai remédié à ce problème en utilisant simplement un guide bloquant ma tôle.

J’ai donc finalisé mes 2 nervures et j’ai préparé ma tôle en effectuant au préalable tous les trous et le bombage inférieur. J’avais fait cette opération à la fin du montage pour les 2 premiers réservoirs, et évidemment toute la limaille était tombée à l’intérieur.

La semaine prochaine, je vais commencer à souder : d’abord mes lattes internes pour rigidifier la structure, ensuite je procéderai à l’emballage avec soudure des nervures sur la tôle.

Blog imageUne des 2 nouvelles nervures.

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Les moulures sont tout à fait rectilignes.

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La tôle est finalisée avant le montage: Les trous sont effectués et l'emboutissage est fait.

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Prêt pour les soudures

A+







On s’y remet tout doucementDivers

Posté par Big One 30 déc., 2018 11:55:18

Le boulot me permet enfin de me consacrer un petit peu au blog et j’en profite donc pour vous souhaiter à tous de merveilleuses fêtes et une toute bonne année 2019. C’est la base d’essai d’Hammaguir, non loin de Colomb Béchar, qui sera responsable du feu d’artifice du réveillon de nouvel an : Les tirs des fusées Dragon, Centaure, VEGA, CORA, Rubis, Diamant, Véronique,… devraient assurer le spectacle et vous en mettre plein les yeux !

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Mais trêve de plaisanterie et revenons-en au M201 SAHARA avec les dernières nouvelles et tout d’abord une belle consécration puisque j’ai l’honneur de coécrire 2 articles pour la revue 4x4 Story avec Jean-Louis Martin, spécialiste bien connu du monde des jeepers et animateur du site hotchkissm201.fr. Le premier article vient de paraitre dans le numéro 84 de janvier et février 2019 et reprend les caractéristiques générales des M201 SAHARA. Parmi les illustrations, on retrouve également des photos de la M201 SAHARA de Patrick Tedeschi. Ce dernier a toujours été d’une aide précieuse pour la restauration. Le second article qui paraitra fin février sera uniquement basé sur ma reconstitution de la M201 SAHARA du Lt-Colonel Sichler. Je bous d’impatience !!!

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Je n’ai jamais rencontré Jean-Louis et notre collaboration ne s’est faite que par courriel interposé, mais le résultat est là et je suis très fier du travail que nous avons accompli. D’ailleurs l’aventure ne s’arrêtera peut-être pas là car nous avons un autre projet en commun, mais motus pour l’instant.

A propos de ma rénovation, je pensais voir le bout du tunnel avec la fin de la construction de mon second réservoir d’essence, mais en cette fin d’année je fus touché par une sorte de charité saharienne, et j’ai donc donné ce réservoir à un pauvre hussard parachutiste qui j’espère en fera bon usage (mis à part qu’il le peindra en kaki, mais bon, les gouts et les couleurs…). Je dois donc me relancer dans la construction d’un 3ème réservoir et nul doute que l’expérience acquise sur les 2 premiers sera non négligeable.

J’ai rassemblé beaucoup de matériel et lorsque ce réservoir sera fini, je pourrai m’attaquer au circuit d’essence de la SAHARA.

Parallèlement, grâce au hussard précité (voir article "Service de Transmissions") je me retrouve avec une radio AN/GRC9 que je dois installer. Ben oui, ma restauration était quasi finie, puis soudainement on me trouve un poste de radio complet pour un prix dérisoire… Je n’avais pas le choix. Je suis à présent à la recherche de plaques de support de radio. J’en ai trouvées sur Le Bon Coin, mais la livraison pose problème.

Ce sont donc les 2 chantiers qui m'attendent pour les mois à venir: le circuit d'essence et la radio. Je vous ferai partager cela via le blog bien évidemment.

Je termine cet article en vous souhaitant à nouveau mes meilleurs vœux !

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A+









Service des TransmissionsNouvelle(s) pièce(s)

Posté par Big One 25 nov., 2018 20:57:56

Mes quelques lecteurs assidus l’auront remarqué, le blog n’avance pas beaucoup pour le moment. La raison est simple, un gros projet au boulot qui m’éloigne de mon atelier et de mon ordinateur (du moins pour sa partie loisir…)

Toujours est-il que le projet est loin d’être à l’arrêt et cela en partie grâce à des hussards bien intentionnés : en effet, Christian, le possesseur de la jeep Sahara en version 1er RHP s’est mis en tête de me trouver une radio. Pour me motiver, il m’avait d’ailleurs déjà offert le manuel TM 11-263 du poste émetteur/récepteur AN/GRC9.

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Je dois dire que j’ai toujours été sceptique à propos de la radio. La M201 SAHARA 221 2136 existe en différentes versions, comme je l’avais abordé dans mon article « Le jeu des 7 erreurs ». Sur la première photo, elle n’est visiblement pas équipée d’une radio, et ne possède qu’une roue de secours.

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Sur les 2 photos suivantes, elle possède 2 roues de secours et est équipée d’une radio.

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Je m’étais initialement mis en tête de faire la version sans radio, avec une seule roue de secours. Or, ayant suffisamment de pneus Michelin XC, j’ai retiré le jerrican arrière et j’ai placé 2 roues de secours, juste pour voir. Et j’aime bien. Cela change vraiment le look de la jeep. Afin de rester le plus proche de la réalité, il fallait donc que tôt ou tard, je trouve un poste de radio. Mais les budgets sont parfois assez conséquents. Et en cette fin d’année, je le répète, je suis pris par mon boulot.

C’est ici que Christian intervient. Il me contacte la semaine passée alors que j’étais en Suisse pour me parler d’un poste ANGRC9 complet en vente sur le Bon Coin. C’est l’affaire du siècle. Je lui délègue toute la négociation et il conclut le deal très rapidement. C’est ainsi que hier j’ai reçu mon poste radio et ses équipements.

Tout d’abord l’émetteur/récepteur, son alimentation et le haut parleur:

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Ensuite les différents équipements : morse, micro, casque, …

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Voilà donc du matériel qui se met sur la liste des choses à faire. L’objectif est de l’installer comme sur la M201 du Lt-Colonel Sichler et à nouveau, l’installation n’est pas standard.

En effet, sur la photo suivante on constate que normalement l’alimentation et le bloc émetteur/récepteur ne se trouvent pas du même côté. Ils sont fixés l’un à gauche et l’autre à droite de manière à garantir l’ouverture des coffres de rangements des ailes arrière. La fixation de l’alimentation et du support de la radio se fait directement sur la caisse.

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Or sur la M201 SAHARA du Lt-Colonel Sichler, l’alimentation et le bloc émetteur/récepteur sont placés du même côté.
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Le problème est que cela sous-entend que le support de la radio se fixe sur la porte d’ouverture du coffre. Mais comment ?? J’ai trouvé la solution sur les sites de Jean-Louis Martin et d’Andrew Carter : des plaques de support ont été utilisées à partir du début des années 60 pour permettre l’installation de différents postes radios sur les caissons arrière gauche et droit.

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Ces plaques permettent la fixation des divers équipements radiophoniques qui équipaient l’Armée Française. Elles sont donc trouées en de nombreux endroits afin de pouvoir accepter des éléments divers. Ces trous sont référencés par un numéros ou parfois par un X ou un Y.

Il se pourrait donc qu’une telle plaque ait été utilisée sur le caisson droit de la M201 221 2136. Malheureusement les photos ne permettent pas de valider cette hypothèse mais elle est plausible. Si ce n’est pas le cas, la radio doit de toute façon être attachées sur un support supplémentaire, non standard celui-là, et qui pourrait avoir été conçu en unité, sur le terrain.

Pour valider l’hypothèse, il faut tenir compte de la place que prennent ces plaques. En effet, la banquette arrière des jeeps radio était remplacée par un siège unique, type siège passager. La raison ? Les plaques de support sont un peu plus larges que les caissons. Or sur les photos de la M201 SAHARA du Lt-Colonel Sichler, la banquette arrière est toujours présente. Il semble toutefois qu’elles n’empêchent pas la présence de la banquette arrière. Celle-ci par contre ne peut plus se rabattre vers le haut.

Autre différence dans l’installation radio de la M201 SAHARA du Lt-Colonel Sichler, le positionnement de l’antenne. La présence des 2 roues de secours ne permet pas d’avoir l’antenne fixée sur le panneau arrière. Elle est donc déplacée sur le côté droit de la Jeep, à la manière des jeeps américaines. Sur la photo, on constate que le support est peint en kaki. La jeep Sichler ayant été repeinte en unité (comme le prouve la position différente de sa plaque d’immatriculation sur les différentes versions), la radio a donc été installée ultérieurement et le support n’est pas peint en couleur sable.

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L’installation d’un poste AN/GRC 9 est de son alimentation est décrite dans le TM 11-263 dont je vous ai parlé plus haut. Une boite de jonction permet la connexion de l’alimentation à la batterie. Sur une M201 standard, elle est située à l’intérieur de la caisse, en dessous du siège passager.
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Impossible sur une M201 SAHARA à cause du réservoir d’essence secondaire. Ce boitier est donc déplacé derrière, à l’intérieur du caisson droit comme on peut le voir dans le MAT 3624/2-A, notice technique d’antiparasitage du VLTT 1/4t Hotchkiss Willys « saharien ».
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Vous l’aurez compris, cette radio est synonyme de beaucoup de travail en plus !!!!! Mais bon, il n’était pas possible de laisser passer une si belle affaire !

Sur ce, A+







Tôlerie, épisode 5 !!!Circuit essence

Posté par Big One 23 nov., 2018 13:26:20

Et oui, me revoilà pour le 5ème épisode de la saga ! Je suis toujours occupé à travailler sur mon réservoir, et j’ai pu bien avancer cette semaine.

Lors de mon dernier article sur le blog, j’avais finalisé le montage en soudant les 2 côtés, mais sans souder tout le pourtour. J’avais un petit problème de soudure (bulles), que j’ai résolu et donc j’ai finalisé la fixation des flancs.

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Ensuite, j’ai disqué et poncé pour rendre la soudure plus belle. Au passage, remarquez que mon réservoir est encore loin d’être étanche.

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Après cette étape, j’ai placé le réservoir dans la jeep. Il se met parfaitement. Je râle par contre : une petite erreur de mesure et un peu trop de précipitation font que j’ai rogné un peu trop le côté coupé. Il n’a donc pas les dimensions exactes du réservoir original. Pour l’instant je vais faire avec. Mais déjà l’idée me trotte de faire un 3ème modèle. A force, on s’améliore.

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Ensuite, j’ai brasé à l’étain les 2 ouvertures de vidange et d’arrivée d’essence.

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Après quelques coups de disqueuses et un bon nettoyage en profondeur, j’ai pu enfin mettre ma couche de primer.

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Mais quid de l’étanchéité ? J’ai trouvé sur Internet des kits de résine époxy spécialement conçus pour les réservoirs. Une double couche devrait m’assurer une étanchéité parfaite et de plus protégera l’intérieur du réservoir de la rouille.

A+







Tôlerie, épisode 4Circuit essence

Posté par Big One 26 oct., 2018 17:56:28

Et oui, ce n’est toujours pas fini. Je suis malheureusement occupé sur un projet au boulot et j’ai donc moins de temps à consacrer à mon réservoir et par là-même au blog. Mais dès que j’ai 2 heures de libre, je les consacre à la jeep, ce qui m’a permis d’avancer encore un peu.

Tout d’abord la goulotte a été raccourcie pour s’adapter à la profondeur moins grande du réservoir.

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Ensuite, j’ai finalisé le coté arrière du réservoir. Il n’est pour l’instant certainement pas imperméable. J’analyse des options, et je me dirige vers une imperméabilité par de l’epoxy à l’intérieur.

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L’arrière terminé, je suis passé à la face avant. Je me suis battu pour faire entrer le flanc dans son emplacement. Mais une fois réussi, j’ai pu le fixer par quelques petits points de soudures.

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Par contre, je n’arrive plus à obtenir de belles soudures. J’ai tout le temps des bulles. Cela doit être un réglage, mais je ne le trouve pas.

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La suite et j’espère la fin, au prochain épisode et pour se motiver, une petite photo de la SAHARA sur les champs de bataille de Waterloo.

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A+









2 pneusPneus Michelin XC 6.50R16

Posté par Big One 19 oct., 2018 22:33:29

Pour développer la jeep Sahara, l’Armée Francaise s’est inspirée de l’expérience acquise par les compagnies pétrolières présentes dans le Sahara. Ces dernières utilisent des Land Rover et des jeeps Hotchkiss JH101 adaptées pour le désert.

Le choix des pneus est important car ils sont soumis à rude épreuve : Ils doivent permettre une évolution dans les ergs, dans les regs, sur les rares routes et sur les pistes sur lesquelles se développe le phénomène de tôle ondulée.

L’armée se tourne tout de suite vers le pneu Michelin XC alors que les compagnies pétrolières utilisent plutôt des Dunlop Sand, mais qui sollicitent beaucoup plus les mécaniques.

Toutefois, il n’y a pas de miracle et quelques soient les modèles, les pneus souffrent, principalement dans les regs.

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Lors du développement de la M201 SAHARA, Hotchkiss a proposé d’installer 2 roues de secours sur le panneau arrière des jeeps. Les jeeps JH101 sahariennes en recevaient également 2 : Ils sont placés soit sur le panneau arrière, soit sur les côtés arrière comme on peut le voir sur la série de photos suivantes d'une JH101 dans les environs de Ouargla en 1959.

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Cette idée n’est d’ailleurs pas nouvelle pour les jeeps évoluant dans le désert puisque durant la seconde guerre mondiale, les véhicules des LRDG, les fameuses jeeps SAS, étaient souvent équipées de 2 pneus.

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L’armée ne retint pas cette proposition, et les jeeps Sahara furent équipées d’un seul pneu de rechange, comme les jeeps normales.

Toutefois, il existe quelques photos de jeeps Sahara sur lesquelles 2 roues de secours sont montées. Ce sont des adaptations de terrain, faites en unité et visant à mieux équiper des jeeps utilisées sur les pistes. Il s’agit tout d’abord d’une M201 SAHARA de la Légion.

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Une autre jeep équipée de 2 pneus de rechange est la jeep du 3e G.T. du Lt-Colonel Sichler que je tente de reproduire et dont voici les 2 photos principales :

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Sur la photo suivante d'un bivouac d’un convoi du 3e G.T., on la voit également au milieu.

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La jeep Sichler ne fut pas toujours équipée de 2 pneus de réserve, comme on peut le voir sur cette autre photo d’un convoi de Berliet.

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J’ai donc longtemps hésité à placer 2 roues de secours ou à en garder une seule. Puis j’ai finalement opté pour 2. Je me suis donc fait livrer quelques nouvelles pièces de mes fournisseurs du Sud Est et j’ai fait quelques nouveaux trous dans ma caisse. En effet, le pneu arrière droit doit être décentré un peu plus sur la droite pour permettre un placement symétrique des 2 roues de rechange. L'analyse de photos d'époque montre que les roues de secours sont placées sur des supports normaux. Ce n'était pas le cas sur les jeeps SAS pour lesquelles les roues de secours étaient fixées directement sur la caisse arrière et reposaient sur les 2 parechocs.

Voici le résultat :

Blog imageBlog imageEt voilà!

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