Jeep M201 Sahara

Le T100 pour la 100èmeHistorique

Posté par Big One 13 avril, 2019 21:25:40

Si vous regardez la ligne d’adresse de cette page Internet, vous constaterez qu’elle se termine par 100 : et oui, c’est le 100ème message que je poste sur ce blog. 100 messages (plus ou moins intéressant) parlant des M201 SAHARA. Je frôle l’exploit ! En revanche je doute d’avoir autant de lecteurs que de pages, mais bon, ça c’est un autre problème.

Pour fêter ce 100ème message, il me fallait voir grand, gigantesque même, et donc aujourd’hui je vais vous parler d’un monstre du désert, d’un chef d’œuvre d’ingénierie et de démesure hexagonale, d’un outil titanesque devant supporter les ambitions pétrolières françaises, d’un symbole de la conquête du Sahara mais dont le développement fut stoppé net par les aléas géopolitiques : j’ai nommé le camion Berliet T100.

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Imaginé par Paul Berliet fin 1956 pour les besoins spécifiques des pétroliers dans le Sahara algérien, mis sur papier début 1957 et, prouesse mécanique, déjà présent physiquement au salon de Paris de cette même année, ce bébé de 100T, capable d’en transporter 120, équipé d’abord d’un moteur Cummins de 600ch puis « upgradé » à 700ch, fut construit à 4 exemplaires. Seuls les 2 premiers, logiquement appelé n°1 et n°2, ont vu le désert et je ne m’attarderai qu’à eux ici.

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Le n°1 a d’abord arpenté divers salons automobiles européens avant de rejoindre Ouargla en 1960. Initialement peint en rouge, puis en blanc. Le voici pris en photo dans la cour du camp Moll à Colomb Béchar. On distingue à gauche une M201 SAHARA du 3e GT (plus que probablement vu l’endroit)


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Le n°2, frère jumeau du n°1, fut envoyé tout de suite en Algérie à sa sortie d’usine en 1958. Il était initialement peint en beige, fut repeint en rouge, pour finalement être remis en beige. Il fut rapatrié dans les années 80 pour intégrer la fondation Berliet. Il est visible au nord de Lyon dans le conservatoire Berliet mais était présent au salon Rétromobile à Paris en ce début d’année. Ne pouvant m’y rendre, je vous partage quelques clichés fait par un reporter de luxe, le fameux JLM201 du site hotchkissm201.fr.


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La bête a été l’attraction de ce salon par ses dimensions hors normes.

Revenons rapidement au n°1. Il a quant à lui terminé sa vie en Algérie où il trône encore fièrement, à Hassi-Messaoud précisément, dernier témoin d’une époque révolue.

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Et à propos de témoins du passé et pour également revenir à un de mes tout premier message sur le blog, j’ai trouvé une nouvelle probable M201 SAHARA survivante restées en Algérie sur le site Ouedkniss. Il doit probablement s’agir d’une ancienne SAHARA 6V, à voir les différents détails : pontets d’attache sur le tablier avant, coffre à outil, et surtout l’ouverture ronde dans la caisse pour le tuyau (manquant) provenant du pré-filtre Técalémit (quant à lui bien présent).


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Comme toujours, pas de preuves irréfutables, mais quand même beaucoup d’indices concordants…

A+





Rien ne se perd...Auteroche

Posté par Big One 01 avril, 2019 20:03:52

Les lecteurs assidus de mon blog le savent, les M201 SAHARA originales se comptent sur les doigts d’une main. En effet, celles qui ne sont pas restées en Algérie ont été rapatriées en Métropole. Certaines furent adaptées en version ENTAC, mais fin des années 60, toutes ces jeeps perdirent leurs attributs sahariens. A leur passage à la Maltournée, ces jeeps furent standardisées : toutes les spécificités sahariennes furent enlevées. De nombreuses pièces furent ferraillées, rendant la rénovation de ces jeeps terriblement difficile. Mais tout ne fut pas perdu. Ainsi, lors de mes recherches je suis tombé sur un bordereau de vente de matériel de l’Armée Française à la SNAPME (Société Nationale d’Acquisition de Phares et de Matériel d’Éclairage). Voici ce document qui évoque la vente d’un stock de 257 phares de recherche Auteroche provenant de M201 SAHARA. Ce document, classé SECRET DEFENSE, est signé par le premier sergent Choi, responsable logistique au sein de l’A.F. Je n’en ai qu’une copie de très faible qualité malheureusement.

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En fouillant les archives de la SNAPME, j’ai réussi à retrouver la trace de ces phares. Ils furent vendus ultérieurement à la société Guignault, dont l’une des activités est la construction de générateur de courant. Et ces phares ont donc été employés pour équiper des GPU (Ground Power Unit) utilisés pour fournir du courant aux avions au sol. En voici un exemplaire que j’ai pris en photo à Brême, en Allemagne.

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On constate tout de suite que le phare a été adapté par rapport au phare saharien. En effet, il possède une nouvelle grille de protection, l’optique a été changée et la rotule remplacée par un autre système mobile. Mais la coque et le cerclage sont d’origine saharienne, c’est-ce que les archives de la société Guignault nous prouvent.

Et donc, ces petits phares qui aident le personnel au sol sur les aéroports proviennent de M201 SAHARA, et ont donc vu les levers de soleil sur le Tanezrouft, ont éclairé les méchouis des appelés les soirs de permission voire ont scruté les dunes à la recherche de contrebandiers ou de pilleurs du désert ! D’ailleurs, si vous voulez en savoir plus sur cette histoire incroyable, je vous propose de vous rendre sur ce site spécialisé dans l’histoire des lanternes, phares et autres loupiottes.

Sur ce, A+





Promis, c’est la dernière fois que je vous parle de réservoir…Circuit essence

Posté par Big One 27 mars, 2019 21:57:54

Et oui, toutes les sagas ont une fin. Et c’est avec beaucoup de bonheur que je vous annonce la fin de celle du réservoir. En effet, j’ai pu avancer ces derniers jours et j’ai finalisé le réservoir secondaire.

Mais petit rappel : lors du dernier épisode, je m’étais rendu compte que j’avais réalisé une passoire pour spaghetti plutôt qu’un réservoir. Il fallait agir, et j’ai donc commandé un kit Restom.

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Le principe est simple : 3 étapes. La première vise à dégraisser l’intérieur du réservoir. La seconde est un traitement phosphaté qui élimine la rouille. Enfin, la dernière étape est l’ajout d’une couche d’époxy. Pour éviter aux différents liquides de traitement de fuir, j’ai du boucher tous les trous avec de la bande adhésive.

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Voici 1 photo de l’intérieur du réservoir après traitement. J’ai testé avec un verre d’eau. Il ne fuit plus !!!!!!


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Cela étant fait, il a fallu attendre 1 semaine que l’époxy durcisse parfaitement. J’ai ensuite pu passer à la peinture. Tout d’abord 2 couches de primer rouge. Ensuite, enfin du beige !!!!

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Blog imageVoici le résultat final avant montage:

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Parallèlement, j’ai continué la réalisation de la sangle d’attache.

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Ensuite, j’ai percé quelques trous dans la caisse. Le premier est la sortie d’essence.

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Et les suivants m’ont permis d’attacher la sangle. Voici donc le résultat final :

Blog imageEt la comparaison avec le réservoir (original celui-là) d'une autre M201 SAHARA:

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Je sais qu’il n’est pas parfait et certainement sur les soudures, mais je reste quand même assez fier de la réalisation.

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C’est donc avec un grand OUF que je clôture cette phase de la transformation. Je suis heureux de pouvoir ENFIN passer à autre chose, comme l’installation d’un poste radio par exemple…


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Sur ce, A+








Le mot mystèreDivers

Posté par Big One 12 mars, 2019 19:29:30

Mes 3 ou 4 lecteurs assidus le savent, ma spécialité est l’analyse de photos, la recherche du petit détail qui fait toute la différence. L’objectif étant de faire avancer le schmilblick et d’améliorer nos connaissances ESSENTIELLES à propos des M201 SAHARA.

Or donc, je vous propose ce petit exercice, afin d’aiguiser aussi votre sens de l’observation : quel est le point commun entre ces Dodges du 620è GAS, la jeep Sahara 6V devant laquelle un sous-lieutenant prend la pose, et cette M201 SAHARA 24V en plein Vapour Lock ? Vous avez 1 minute pour le trouver.

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Tic Tac

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Tic Tac

Tic Tac

Tic Tac

Tic Tac

Tic Tac

Plus que 10 secondes

Tic Tac

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PERDU!!!!!

Voici la réponse: les 3 véhicules possèdent des inscriptions sur leur pare-brise. Sur la photo des Dodges, on distingue clairement l’inscription ANTIGEL en rouge, en bas à droite du pare-brise du Dodge en premier plan. Sur le second, le même mot apparait au même endroit, mais on distingue une inscription en haut à gauche.

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Sur la seconde, on peut lire à gauche de la photo, à l’envers, le début du même mot, juste derrière le volant.

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Enfin, sur la 3ème photo, on peut lire un petit texte en bas à gauche sur le pare-brise. Mais cette fois, ce n’est pas ANTIGEL. En zoomant, je distingue 45/70.

Blog imageANTIGEL est connu. Cela veut dire que la jeep est traitée contre le gel car la nuit, dans le désert, il peut faire très froid. Mais quid du 45/70 ? Cette inscription est d’ailleurs confirmée sur une autre photo d’une M201 SAHARA 24V. En inversant la photo, on peut bien lire 45/7x.

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Et sur la photo suivante d’un Dodge, le doute n’est plus permis.

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Mais qu’est-ce que c’est ???? Ces 3 véhicules proviennent du 620è GAS et donc on pourrait penser à un marquage d’unité. Nous allons donc devoir étudier cela en profondeur et pour ce faire, je vais passer en mode ZOOM++++ et modification des contrastes sur les photos. Et directement, sur la SAHARA 24V, je distingue un mot de 7 lettres juste au-dessus du texte 45/70.

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J’appelle Maitre Capello pour nous aider à résoudre l’énigme du mot mystère et je déclare ouverts les Jeux de 20 Heures de Reggan-Plateau !

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Maitre Capello : « Bonsoir mes très chers téléspectateurs, et bienvenu à cette édition exceptionnelle des Jeux de 20 Heures, en direct de l’endroit le plus chaud de la planète. Le jeu consiste à trouver un mot mystère, et comme premier indice, je précise que le mot mystère régit les déplacements des appelés du contingent dans le désert. J’appelle tout de suite un premier candidat, qui d’ailleurs est une candidate. Madame, quelle lettre proposez-vous ? »

Candidat n°1 : « Le R »

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Maitre Capello : « Non Madame, il n’y a pas de R dans notre mot mystère. Je libère donc un indice photographique et j’appelle un deuxième candidat. Sur la photo de la jeep 6V, l’analyse très poussée du pare-brise derrière le militaire montre que le mot mystère se termine par SE. »

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Maitre Capello : « Monsieur, bonsoir, j’attends votre proposition. »

Candidat n°2 : « Le mot mystère possède-t’il un P ? »

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Maitre Capello : « Non, monsieur, le mot mystère ne contient pas de P. Je vous dis bonsoir et rajoute un indice. »

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Maitre Capello : « Le mot mystère, à l’analyse des photos, commence par VI ! Cela devient facile, candidate suivante. »

Candidat n°3 : « Je pense au mot VINASSE. »

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Maitre Capello : « Alors non, madame, la VINASSE ne régit pas les déplacements des appelés. Un peu de respect pour les membres du contingent !!! J’appelle une dernière candidate ! »

Candidat n°4 : « Je pense au mot VITESSE. »

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Maitre Capello : « Bravo madame, il s’agit bien du mot VITESSE. Vous gagnez la super cagnotte. Et donc, chers lecteurs, l’inscription 45/70 correspond à une limitation de vitesse en km/h, respectivement hors et sur piste. »

Voilà qui clôture ce grand jeu. Merci maitre Capello ! Encore un petit détail qui permettra aux (trop) rares possesseurs de M201 SAHARA de coller au plus près de la réalité dans leur renovation/reconstruction/transformation !

Enfin, j’ai trouvé une indication très semblable sur une M201 en Algérie. Et ici il n'est fait mention que d’une vitesse maximale, à savoir 70, et on distingue un petit k pour km/h. CQFD !

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Sur ce, A+











RécompenseDivers

Posté par Big One 03 mars, 2019 12:07:59

Alors là, la récompense est belle. En effet, après un premier article de rappel sur les M201 SAHARA dans l’édition de janvier-février, la jeep fait la couverture du dernier numéro de 4x4 Story ; Elle s’y retrouve dans sa configuration classique, à savoir sans le lot de bord et équipée de sa bâche Sahara.
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C’est une belle consécration pour tout le travail effectué, que ce soit sur la jeep, mais aussi au niveau du blog : en effet, c’est grâce à ce dernier que j’ai pu échanger et travailler avec Jean-Louis Martin, JLM pour les intimes, à la rédaction de ces 2 articles.

Paradoxalement, ce n’est qu’à la sortie du 2ème article de 4x4 Story que JLM et moi avons enfin pu nous rencontrer autour d’une bonne 1664 dans le XVIIè arrondissement à Paris ce jeudi dernier, où je me déplaçais pour raisons professionnelle. Je vous épargne le selfie traditionnel, j’ai oublié de le faire !!!

Par contre, je vous propose quelques photos prises lors de la préparation de l’article.

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A+







Pour que les fesses de l’adjudant restent bien au secCircuit essence

Posté par Big One 21 févr., 2019 20:12:37

Un réservoir bien étanche, c’est notre souci à tous. En effet, l’essence qui fuit provoque des irritations sur la peau et des mauvaises odeurs. Et nous voulons que les fesses de l’adjudant restent bien au sec.

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Pour ce faire nous allons tester le réservoir de SAHARA, dans lequel nous versons ce liquide bleu.

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Et on constate que c’est là, dans les replis et les soudures, que les fuites se concentrent.

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Mais alors que faire ? La solution ce sera RESTOM.

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RESTOM va, je l’espère, garder toute l’essence à l’intérieur car quoi de plus important que les petites fesses de l’adjudant ?

RESTOM, pour que les petites fuites ne deviennent pas de grandes catastrophes.

Et parlons-en du réservoir, j’ai finalisé les opérations de disquage et de ponçage et j'ai étamé le bouchon.

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Mon kit RESTOM est commandé et devra assurer une parfaite étanchéité de l’intérieur. En attendant qu’il arrive, j’ai commencé ma sangle de fixation. Il s’agit d’une latte de métal doublée d’une sangle. Cette dernière est fixée par des agrafes. J’ai donc fait des paires de trous tous les 10 cm pour pouvoir mettre les agrafes.

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Voici un test du montage tout simple.

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Je dois ensuite faire les pattes d’attaches.

Et pendant ce temps-là, mon réservoir #2 a trouvé un foyer. Il fait désormais le bonheur d’une jeep du 1er RHP quelque part au Sud de Paris…

Blog imageBlog imageL'effet est saisissant!

Enfin, dernière nouvelle, je me suis lancé sur un autre projet que je vais développer dans un blog, de manière tout à fait semblable au blog Sahara. Il s'agit d'un site abordant les jeeps en Belgique. Le sujet n'en a pas l'air, mais risque d'être vaste. Rendez-vous donc sur le nouveau blog: belgian-jeep.jeepbigone.be. Bonne lecture!!!

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A+











Est-ce que je vous ai dit que je construisais un réservoir ???Circuit essence

Posté par Big One 13 févr., 2019 17:18:57

Et oui, la saga continue, mais j’espère bien qu’elle va bientôt s’arrêter ! Or donc, j’ai attaqué mon 3e réservoir, et je suis, enfin, (quasi) tout à fait content du résultat. Certes, ce ne sera jamais un réservoir d’origine, mais l’idée de penser que je l’ai réalisé tout seul alors qu’il y a à peine 2 ans je n’avais jamais touché ni une disqueuse ni un poste à souder et que mon expérience du travail et de la transformation du métal se limitait à emballer un pic-nic dans du papier alu me réjouit.

Nous en étions donc arrivés au stade pré soudure. J’ai donc attaqué les soudures des 2 nervures intérieures.

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Au début, cela a été sans problèmes, puis j’ai à nouveau eu des problèmes de réglages comme je vous l’avais déjà mentionné dans un précédent article. Impossible de faire une soudure propre. Je pense que j’ai un problème d’arrivée du gaz sur mon poste et j’obtiens des soudures pleines de bulles. J’ai donc décidé d’arrêter de souder avec mon fil de 0,6 au gaz, et de tenter le coup avec du fil fourré de 0,9. Et le résultat ne m’a pas déçu. Alors oui, cela fait plus de projections, mais les soudures sont propres et le résultat est bon.

J’ai donc terminé de souder les 2 nervures.

Ensuite, j’ai rigidifié la tôle en soudant des petites lattes sur les parties devant rester rectilignes. Cela a incroyablement facilité l’opération « d’emballage » des nervures par la tôle extérieure.

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J’ai fermé le réservoir et j’ai soudé complètement l’enveloppe extérieure. Ensuite, j’ai disqué.

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L’étape suivante a consisté à découper le coin du réservoir.

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J’ai pu le mettre en place. Voici la comparaison entre le réservoir #2 et le #3. C'est beaucoup mieux, mais est-ce comme l'original. J'en doute, mais je m'en contenterai cette fois.

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Lors de la construction des réservoirs #1 et #2, j’avais découpés les bords latéraux de la même taille que les nervures. Leur placement avait été très complique parce que lors de l’emballage, la tôle avait tendance à bouffer et à se déformer un peu sur les bords. Grâce aux lattes de renfort dont je vous ai parlé plus haut, ce problème a été fortement réduit. On constate bien que les faces inférieure et supérieure sont parfaitement rectilignes. J’ai ensuite fait 2 modèles en carton-mousse des 2 côtés, sur base de la forme réelle du réservoir et pas sur base des nervures intérieures.

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Ces modèles m’ont permis de créer les côtés. Leur mise en place a été un vrai plaisir cette fois-ci.

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J'ai placé la tubulure d'aspiration de l'essence avant de fermer les côtés.

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Puis j’ai soudé les côtés extérieurs, en commençant par le côté rogné puis par le côté tout à fait rectiligne. Avant la soudure, j’ai également plié la tôle à l’endroit ou passera la sangle métallique devant maintenir le réservoir.

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Et voilà la soudure avant ponçage/disquage.

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La semaine prochaine je m’attaque à l’étanchéité.

A+







A VENDREDivers

Posté par Big One 01 févr., 2019 13:42:56

Durant mon projet je vous ai déjà parlé souvent de la jeep M201 SAHARA de Patrick Tedeschi. Cet italien des environs de Turin est un collectionneur de véhicules militaires. Il a refait sur base d’une M201 de 1964 une jeep SAHARA au couleur de la Légion. Une approche assez similaire à la mienne, avec la grosse différence qu’il a procédé à une rénovation complète et totale, chose que je ne voulais pas faire. Le résultat est évidemment à la hauteur du travail accompli et sa jeep est certainement la plus belle et la plus fidèle reproduction de SAHARA 21V à l’heure actuelle. Il ne lui manque rien, et toutes les pièces reproduites l’ont été dans un souci du détail et de la perfection.

Durant mes travaux, je suis souvent entré en contact avec lui pour la reproduction de pièces, et je lui ai aussi acheté certaines pièces introuvables comme le collecteur d’essence ou le boitier de sélection du réservoir.

Toujours est-il que Patrick veut recentrer sa collection et a donc décidé de se séparer de 3 de ces véhicules dont la SAHARA. Je me permets donc de lui faire un peu de pub en publiant sur mon blog les photos des véhicules qu’il met en vente et qui sont tous, d’une manière ou d’une autre associés au désert.

Tout d’abord voici quelques photos de sa magnifique M201 SAHARA 21V. Elle est, je le rappelle, complète, des amortisseurs 13 lames au circuit d’essence dédoublé.

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Autre M201 mise en vente par Patrick, cette magnifique M201, camouflage Daguet. Elle est équipée de ses 2 postes radios et possède sa remorque. A nouveau vous constaterez sur les photos le soin apporté à la réalisation de cette rénovation.

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Enfin, dernier véhicule mis en vente, cette magnifique VLR Delahaye, également couleur sable.

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Si vous êtes intéressés par une de ces voitures, je vous propose donc de prendre contact directement avec Patrick (il parle français) via son adresse e-mail. Il vous donnera toutes les informations nécessaires. Je n’ai pas mis les prix des véhicules dans mon message, car mon blog n'a aucune vocation commerciale, mais ils sont à mes yeux tout à fait réalistes par rapport aux prix d’une M201 de base sur Le Bon coin par exemple.

Patrick Tedeschi - 0039 338 577 8265

A+







Modélismetransformation / rénovation

Posté par Big One 21 janv., 2019 18:39:20

Plus jeune, j’ai fait beaucoup de modélisme avec mon frère. Cela a d’abord commencé par des avions, le 1/72ème de Matchbox avait la côte, puis vers 14 -15 ans nous avons commencé à faire des dioramas sur base des figurines et véhicules 1/35ème Tamiya, mais aussi Verlinden. Pour ceux qui ne connaissent pas, Verlinden était une société belge produisant des magnifiques figurines en résine, mais aussi de nombreux kits et bâtiments tels des bunkers ou des ruines de maison que nous utilisions pour nos décors. Vers 19 ans, cette passion m’a tout doucement quitté mais régulièrement je m'y remets pendant quelques semaines. Je n’ai malheureusement plus la patience que j’avais plus jeune, mais avec 2 gosses un peu turbulents, et un boulot à 1200 km de ma maison, cela n’aide pas. J’achète cela dit encore des kits en me disant que qui sait, un jour…

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Mon frangin quant à lui s’y est remis il y a quelques temps. Dès lors je lui « commande » parfois quelques réalisations, comme cette magnifique miniature de ma jeep au 1/72ème avant sa transformation saharienne. Il est très fort et a réussi à garder cette zen attitude que j’ai perdue.

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Je me rends compte que dans mon projet de reconstitution de ma M201 SAHARA, je reproduis la recherche du détail que j’utilisais plus jeune. En effet, un véhicule d’un diorama ne peut par exemple pas être propre. Il faut des traces de boues, des coulées de rouille et d’huile. Nous étudions mon frère et moi des photos et tentions de reproduire en petit tous les défauts à coup d’ajout de bardas, de dry brushing,... Sur un diorama, ce sont toujours les petits détails qui font la différence.

Mais revenons à ma SAHARA, à savoir la jeep du Lt-Colonel Sichler. Cette jeep existe en diverses versions, comme je l’avais illustré dans un de mes premiers articles, le jeu des 7 erreurs. Parmi les différences, on trouvait une version radio, avec 2 roues de secours, et la plaque d’immatriculation à droite du parechocs et une version sans radio, avec un seul pneu de rechange et la plaque peinte de manière beaucoup plus conventionnelle à gauche du parechocs. Les 2 plaques avaient été peintes à la main, comme en attestent les polices de caractères assez peu régulières et non standards.

Je ne savais pas encore exactement quelle version j’allais reproduire, et j’ai donc décidé de peindre la plaque d’immatriculation de sortie d’usine des M201. Mais je me suis dégotté une radio AN GRC9 fin de l’année passée, ce qui a finalement orienté mon choix. Ce sera la version radio, avec 2 roues de secours et la plaque à droite.

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Et donc j’ai sorti la couleur beige, et j’ai recouvert d’une couche, comme lors des repeintures à l’époque, le parechocs de la jeep. Adieu plaque d’usine !

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J’ai ensuite agrandi et distordu la plaque sur base de la photo afin de pouvoir reproduire exactement les caractères.

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En analysant bien la photo, nous constatons que la peinture est grossière : le rectangle noir de fond n’est pas rectiligne, les caractères sont semblables, mais pas réguliers. Autre petit détail, le « 6 » a sa boucle pleine.

J’ai donc reproduis le plus exactement possible cette plaque, à main levée. C’est peut-être moins beau que la plaque de sortie d’usine, mais au moins cela se rapproche maintenant de la réalité.

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Il ne me reste plus qu’à vieillir et patiner cette nouvelle peinture. Je vous montrerai mon truc dans un prochain article.

Ayant sorti mes pots de couleurs Humbrol, j’en ai profité pour refaire le bleu ciel de mon jerrican d’eau. J’avais eu des critiques comme quoi il était trop flash (critiques venant d’un gars avec une jeep kaki, on croit rêver…)

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Sur ce, A+







Une rude concurrenceHistorique

Posté par Big One 14 janv., 2019 14:43:49

Dans l’immédiat après-guerre, les jeeps Willys s’avèrent très vite utiles au secteur privé, et notamment dans le Sahara où les sociétés d’exploitation et de prospection sont en recherche d’hydrocarbures. Les jeeps ont le monopole des déplacements tout-terrain. Pourtant, une concurrente va arriver très rapidement : il s’agit bien évidemment de la Land Rover, dont la Série 1 sort en 1948.

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Ses performances sont assez semblables à celle de la jeep, mais la gamme va très vite évoluer en se focalisant sur les points faibles de la Willys, à savoir le confort, la capacité d’emport et la solidité.

Pour augmenter la capacité d’emport, différents modèles de châssis sont proposés. Ces derniers sont d’ailleurs renforcés mais la carrosserie en aluminium, très disponible au sortir de la guerre, permet de limiter l’augmentation de poids.

La série 2 sort en 1958 dans 2 versions de châssis disponibles : 88 et 109 pouces.

Le confort est fortement amélioré grâce notamment à l’habitacle fermé. Willys a pourtant sorti la Station Wagon, mais il préfigure plus l’ancêtre des SUV et trouve sa clientèle dans les classes moyennes habitant à l’écart des villes plus que sur le « terrain ». En outre, les Land sont disponibles dans différentes configurations très pratiques comme par exemple le pick-up, une version totalement tôlées,...

Parallèlement, Willys ne développe que très peu la MB. Les CJ2A et CJ3A sont quasi identiques et il faut attendre la CJ3B, la M38 et la M38A1 pour voir des améliorations tangibles, mais toujours loin de ce que Land propose et notamment en ce qui concerne le confort.

L’Armée Française quant à elle a rêvé d’un nouveau véhicule tout terrain, mais faute de budget elle s’est résignée à relancer la production du modèle MB avec sa jeep M201, dont la M201 SAHARA sera une des évolutions.

Jeep Willys, M201, M201 Sahara et Land vont donc se côtoyer dans le désert mais leur image dans l’inconscient sera très différent : la jeep gardera toujours son image de véhicule militaire tandis que les Land seront associées à l’aventure, aux expéditions dans des contrées lointaines, aux safaris…

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C'est une Land Série 2 d'une société civile qui accompagne ce Berliet T100. Une M201 SAHARA de l'armée est visible derrière à gauche.

Et parmi ces nombreuses expéditions, l’une d’elle a retenu mon attention car elle mêle les camions Berliet aux Land tout comme ils furent associés aux M201 SAHARA au sein des Groupes de Transports de l’Armée Française.

Il s’agit de l’expédition Berliet, où devrais-je dire des expéditions Berliet puisqu’il y en a eu 3, et dont l’objectif premier est de démontrer la faisabilité du transport routier entre l’Algérie et le Tchad. Afin d’attirer l’attention du publique, cette expédition embarque différents scientifiques (archéologue, géologue, …) qui tout au long du périple pourront mener à bien des recherches.

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Un bivouac militaire du 3ème Groupe de Transport et un bivouac de la Mission Belriet-Tchad.

La première expédition (raid Trapil - 1959) vise à tester le matériel et rassemble 3 Berliet GBC 6x6 « Gazelle » et une Land Série 2.

La seconde expédition (Mission Ténéré - 1959) rassemble 9 GBC 8 6x6, 5 Land Rover et 1 hélicoptère.

La dernière (Mission Tchad – 1960) rassemble 4 Berliet GLM 10 M, 7 « Gazelle » et 3 Land et 1 hélicoptère.

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Le matériel de la mission Berliet-Ténéré. Derrière l'hélicoptère et les 9 "Gazelle" se trouvent les 5 Land Rover de l'expédition (2 châssis court et 3 châssis long)

Tout comme les M201 SAHARA au sein des Groupes de Transport, les Land jouent un rôle d’éclaireur et d’ouvreuses de pistes pour les convois de camion. Elles ont été préférées au Jeep de par leur taille et donc leur emport plus important. Et à l’instar des M201 SAHARA, elles subissent des modifications devant leur permettre d’évoluer dans le désert. Ces modifications ne sont pas d’usine, mais effectuées dans un atelier d’Alger avant le départ.

*Ajout d’une pompe à essence électrique.
*Possibilité de relier directement le réservoir au carburateur afin de parer au vapeur-lock.
*Isolation du moteur contre la poussière.
*L’hélice du ventilateur se voit ajouter des pales pour un meilleur refroidissement.
*Confort : amélioration de l’aération de la cabine par l’ajout d’une entrée d’air. Ajout d’un pare-soleil.
*Pont avant renforcé.


Les véhicules sont évidemment équipés de pneus route pour l’évolution dans les ergs, ainsi que d’un lot de bord comportant échelle de désensablage, pelles, pioches, jerricans supplémentaires sur les ailes avant, radio,…

Blog imageLe convoi est escorté par une M201 de la circulation routière lors de la Mission Tchad en 1960.

Blog imageLes jerrican sont placés sur les ailes avant de la Land.

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Les échelles de désensablage sont fixées sur les flancs de la carrosserie.

Pour clôturer cet article sur les Land, je vous propose quelques magnifiques clichés d’une expédition effectuée par le photographe George Rodger, ancien correspondant de guerre qui, fort marqué par ce qu’il vécut en Europe en couvrant la libération, tourna son objectif vers l’Afrique et la vie sauvage après-guerre.

Blog imageGeorge Rodger dans une jeep Willys lors de la libération de Paris

En 1957, il se lance à bord d’une Land Série 1 dans un périple à travers le Sahara, à la recherche des tribus Touaregs. Les photos sont superbes (mais bon, c’est son métier aussi…) et probablement pleines de droits d’auteurs donc je vous renvoie vers le site de l’agence Magnum que George Rodger fonda en 1947 avec Robert Kapla notamment.

Blog imageBlog imageBlog imageBlog imageEt dans le Sahara, l'Armée veille au grain. Rencontre ici entre Rodger et une patrouille de militaire en jeep (ITM) et en Dodge. Notez d'ailleurs que l'habitacle du Dodge est blindé.

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