Jeep M201 Sahara

Jeep M201 Sahara

Allez les DIABLES!!!!!

DiversPosté par Big One 23 juin, 2018 19:06:54


Vacances obligent, les travaux et les recherches vont se ralentir. Je mets donc le blog dans un repos estival bien mérité.

A+ et allez les DIABLES ROUGES!!!!!





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Carter (la suite)

Nouvelle(s) pièce(s)Posté par Big One 16 juin, 2018 17:39:27

Cette semaine j’ai terminé ma reproduction du carter de protection du circuit d’Essence secondaire de la Jeep, grâce aux plans et maquette envoyés par Patrick Tedeschi.

Je vous détaille les travaux. Je ne suis pas satisfait à 100% de mon boulot. Je dois m’améliorer dans le travail du métal, mais bon, on ne s’improvise pas carrossier-soudeur en 5 minutes…

Donc il y a 2 semaines j’avais reproduit le carter de la pompe électrique Autopulse dont voici les pièces avant montage.

Cette semaine je me suis attaqué à la plaque de protection du filtre à essence secondaire se trouvant en amont de la pompe électrique.

Cette pièce est en tôle de 1mm et possède un double pliage sur sa partie supérieure.

Les pliages ont été effectués à la force des mains et au marteau. Je trouve le résultat satisfaisant, mais ça fait encore un peu trop artisanal. Enfin, cela lui donne l'impression d'avoir vécu...

Voilà le premier montage à blanc avant peinture :

Le montage sur l’atelier après la couche de beige :

Et enfin le montage sur la Jeep, mais sans la pompe Autopulse. On parlera dès lors de montage cosmétique (j'entends les rires d'un Hussard parachutiste jusqu'en Belgique...) !!!!!

Mais vu de cet angle...

...on ne voit que le carénage ce qui est un détail que seuls les amateurs avertis remarqueront !

Et comme je le répète souvent : l’effet est saisissant !!!!





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Aucunes sahariennes (version 2018)

DiversPosté par Big One 06 juin, 2018 09:41:36

Etant parfois rabroué sur certains sites ou forum pour mon intérêt quasi exclusif pour les Jeep Hotchkiss M201 Sahara 24V de 1962 du 3ème Groupe de Transport à Reggan entre 1966 et 1967, ce qui constitue il est vrai un sujet de niche assez pointu, je vais donc tenter de démontrer aujourd’hui qu’il n’en est rien. J’aime les Jeep, toutes les Jeep, de toutes les couleurs, et j’ai d’ailleurs l’impression de ne pas avoir assez avec une. Je me verrais bien propriétaire de 3 ou 4 Jeep différentes que j’utiliserais en fonction de mes envies et de mes humeurs. Mais bon, il faut payer la maison, le ménage, les vacances, les stages des petits… Oups, je m’égare.

Or donc, aujourd’hui, je ne vous parlerez pas de sahariennes, mais je vous propose un petit reportage photo effectué à Vienne (je bosse en Autriche) lors de l’édition 2018 du rassemblement de véhicules militaires anciens « Auf Rädern und Ketten ». Et cette année encore, les Jeep étaient présentes en grand nombre.

Commençons tout d’abord par cette sélection de Jeep US :

Celle-ci est équipée d’une barre de traction

Un atelier de réparation reconstitué

1 MB early Slat Grill

1 Jeep et 1 Dodge de l’USMC :

1 magnifique Ford GPW de l’Air Police peinte en bleu dans un schéma assez peu conventionnel mais bien accrocheur.

Assez rare aussi, une Jeep Follow Me.

Et une Jeep « blindée » armée d’une point 50. En y regardant de plus près, j’ai pu constater que le blindage était en contre-plaqué, mais le rendu était assez parfait. Dire que j’avais eu des scrupules en construisant l’an passé mon second réservoir en bois pour la Saharienne (voir article « Menuiserie »)

Toujours dans les Jeep US, une Willys M38…

Et une M38A1 en configuration Guerre de Corée.

Enfin, quelques Jeep aux couleurs de l’armée autrichienne après-guerre. Une configuration assez rare dans nos contrées évidemment.

Toujours une Jeep autrichienne, mais équipée d’un canon de 106 sans recul.

Enfin terminons pour les Willys par 2 Jeep anglaises, la première en camouflage Mickey Mouse noir et kaki…

Et la dernière dans une couleur enfin présentable, un magnifique beige de la 8ème Armée ! Pas de sahariennes certes, mais néanmoins une Jeep du désert !!!

Et tant qu’on est dans le beige, je ne résiste pas à vous montrer pour finir ces quelques photos d’une magnifique Kubbelwagen et de 2 Schwimmwagen.

Promis, pour mon prochain article, on retourne dans les environs de Reggan-Plateau !

A+















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Les marquages des Jeep Sahara

DiversPosté par Big One 01 juin, 2018 14:13:11

Je vous propose aujourd’hui un petit exercice de style visant à présenter les marquages spécifiques de différentes Jeep sur base d’une photo récente de ma Jeep sans son lot de bord spécifique. L’objectif est de vous donner des idées s’il vous prend l’envie de transformer votre Jeep en Saharienne (ou de repeindre votre saharienne de hussard en beige…). Je ne présenterai que des marquages sur les Jeep 24V et pour ce faire, mon allié du jour s’appelle Photoshop.

Mais avant d’aborder les marquages spécifiques, passons en revue les caractéristiques communes aux Jeep Sahara. Tout d’abord la peinture.

J’ai opté pour la couleur sable vendue chez mes fournisseurs du Sud-Est. J’ai pu comparer cette couleur avec les restes de peinture originale se trouvant sur le siège passager saharien et c’est quasi identique. Toutefois, au vu de certaines photos d’époque, il semblerait que certaines sahariennes aient été peintes plus claires, dans une couleur beaucoup plus satinée. De toute façon, il ne faut pas plus se formaliser. Les Jeep était probablement repeinte en unité, et les teintes n’étaient certainement pas toujours les mêmes, même en sortie d’usine. Pour preuve, ces photos qui permettent de comparer les différences de ton.


Certes, sur une photo tout joue, de l’appareil à l’ensoleillement. Mais je reste convaincu d’avoir à faire à des beiges différents.

Sur cette autre photo d’ailleurs, on distingue une différence entre le beige de la Jeep, et le beige du jerrican repeint dans une couleur sable différente.


Passons aux marquages proprement dit : vous constaterez que les différences entre les Jeep ne sont pas énormes, mais comme je le dis toujours, tout est dans le détail. Et le premier détail qui est important, c’est la plaque d’immatriculation. En effet, j’ai identifié 2 séries de plaques d’immatriculation de sahariennes 24V ayant été déployée en Afrique du Nord. Il s’agit pour l’année 1961 des plaques allant de 211 4004 à 211 4089 et pour l’année 1962 des plaques allant de 221 2130 à 221 2196. Il vous faudra donc choisir une plaque dans ces séries. Des sahariennes ont été construites fin 1962 et en 1963, et sont sorties d’usine en beige, mais elles ne furent pas déployées dans le désert et ont été repeintes en kaki. J’aborderai ce point à la fin de l’article.
Concernant l’écriture sur la plaque, vous avez le choix entre la police de caractère que j’appellerai « sortie d’usine » :

Autre possibilité, les pochoirs ou peintures à main levée faits directement en unité et pour ceux-là, tout est permis :

Les Jeep de cette époque ont toujours les extrémités du pare-chocs avant ainsi que les 2 pare-chocs arrière peints en blanc.

Autre détail incontournable des Jeep Hotchkiss en général, la grenade avec son 1. Pour rappel, ce sigle est une indication de la classe de transport du véhicule. Sa position varie en hauteur comme on le constate sur ces 2 Jeep dont les immatriculations se suivent (211 4055 et 211 4056).

Notons que cette grenade est parfois absente, ce qui me conforte dans mon idée de Jeep repeintes sur le terrain dans les ateliers d’échelon. Après repeinture, on ne prend pas la peine de remettre la grenade.

Passons maintenant au photoshopage, à la photshopification !!


1. Jeep de présentation Hotchkiss Sahara 24V

La Jeep 211 4004 est la Jeep utilisée dans le manuel de présentation des Sahara 24V. Elle ne possède donc encore aucun marquage d’unité mais on distingue un numéro 18 peint au pochoir sur le tablier du pare-brise et sur les côtés de la Jeep. Je n’ai aucune idée de sa signification. Si vous voulez faire une Jeep sortie d’usine, il faut vous diriger vers ce modèle.

2. Jeep 3e GT (2x)

La première photo est celle de ma Jeep peinte aux couleurs du 3e GT. Sur le tablier on distingue à droite le symbole du 3e GT. A gauche, l’as de pique indique qu’il s’agit d’une Jeep de la Compagnie de Commandement. L’as est également présent sur le pare-chocs arrière droit, entre 2 lignes verticales.


Voici une autre Jeep du 3e GT, mais associée au 2ème Peloton de la 1ère Compagnie, comme l’indique l’as de carreau bleu. Notez la position légèrement différente de la grenade.


3. Jeep Légion:

Voici maintenant une Jeep de la légion. Immatriculée 221 2162, elle a son pare-chocs peint en blanc. La plaque est centrée et sur les 2 extrémités, on distingue à gauche les couleurs de la Légion, et à droite, un marquage de Peloton. Notez le coffre à outil de couleur kaki, le rond rouge sur le tablier gauche du pare-brise, ainsi que le couteau de la Légion, sur une plaque fixée à la calandre.

4. Jeep Gendarmerie

Voici un marquage que j’apprécie particulièrement. Le tablier du pare-brise est peint en noir et il est écrit GENDARMERIE dessus. Sur le pare-chocs, à gauche du drapeau français, on voit la grenade de la gendarmerie peinte au pochoir en blanc sur un fond noir.

5. Jeep gendarmerie prévotale

Marquage assez proche de la Jeep précédente, mais il est inscrit GENDARMERIE PREVOTALE. Le pare-chocs est repeint en noir sur sa partie centrale.


6. Jeep 12e CSM

Sur ce marquage, je n’ai aucune certitude. Je vous renvoie aux différents articles dans lesquels je l’aborde (« 2nouvelles photos », « Calandres », « C’est Papy Mougeot »). Il s’agirait donc d’une Jeep de la 12e Compagnie de Service et de Matériel, et dont la calandre est peinte dans les couleurs de cette unité, à savoir en jaune et rouge.

7. Jeep 1er RHP

Enfin, terminons avec une Jeep Sahara de 1963 associée au 1er Régiment de Hussards Parachutistes à Tarbes en 1968 dont le photoshopage m’a fait pousser quelques cheveux gris (et d’ailleurs je ne suis pas satisfait, mais pris par le temps je n’ai pu faire mieux... J’arrangerai cela plus tard…). Il s’agit d’une saharienne qui a été repeinte en kaki. Une reproduction de saharienne en couleur sable, c’est rare. Mais une saharienne kaki, ça l’est encore plus. Il paraitrait qu’on en ait vu une dans le sud de Paris…


Sur le pare-chocs, on constate que les parties gauche et droite ne sont pas peintes en blanc comme c’est d’habitude le cas sur les Jeep de cette époque. À gauche on voit les couleurs du 1er RHP, blanc et bleu. À droite, soit rien (comme représenté ici), soit un insigne tactique, soit un insigne parachutiste peint en bleu.
Passons à l’immatriculation. La plaque est centrée. Quant aux numéros de plaques possibles, j’identifie 1 série en fin 1962, et 2 en 1963.
Pour 1962, les plaques vont de 221 2282 à 221 2291. Les 3 Jeep que j’ai trouvées dans cette série ont été équipées du système ENTAC.
En 1963, j’identifie 2 séries de plaque d’immatriculations appartenant à des sahariennes : de 231 186y à 231 1912 et de 231 3413 à 231 3430. Beaucoup de ces Jeep ont été équipées du système ENTAC. Il existe quelques photos de ces Jeep du 1er RHP sans système ENTAC et la seule Jeep que j’ai trouvée immatriculée dans cette configuration est la 231 1901. Par contre, les plaques suivantes sont utilisées sur des Jeep « ENTACquisée » : 231 3413, 231 3427, 231 3428, 231 3429, 231 3430 231 6632. À vous de choisir une plaque parmi ces séries.

Un filet de camouflage trouve sa place sur le capot.

Notons enfin que ces Jeep étaient souvent équipées d’une mitrailleuse AA52 avec un affut côté passager.


Voilà, j’espère avoir pu vous donner des idées de restauration ou de rénovation.

A+







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Le carter de la pompe Autopulse

Nouvelle(s) pièce(s)Posté par Big One 25 mai, 2018 22:15:43

La semaine passée, j’ai pu consacrer une journée à la reproduction du carter de la pompe électrique Autopulse qui se trouve sur le longeron avant gauche de la Jeep. Je dois remercier pour cela Patrick T. qui m’a fourni les plans et une maquette faite sur base de pièces originales qu’il a pu étudier. Je ne devais donc que reproduire bêtement, et c’est ce que j’ai fait !!!

De par sa position le long du châssis, à un endroit assez exposé, la pompe Autopulse fut munie d’un carter de protection. On l'aperçoit sur de nombreuses photos d’époque grâce à sa forme en tête de diable inversé (un diable rouge évidemment).

Après analyse de la documentation reçue de Patrick…

…avec en autre ce magnifique crayonné qui reprend la forme exacte des flancs de protection…

Et étude de la maquette en taille 1/1...

J’ai sorti la disqueuse afin de découper mes pièces :

Ces dernières ont été soudées et voici mon premier montage de la pompe dans son carter :

C’est bon, on passe une couche de primer :

Ensuite peinture en beige et montage avec la pompe.

Et enfin essai de présentation de la pompe à sa future place, sur les supports que j’avais préalablement soudés il y a quelques semaines (voir article « la métamorphose se poursuit »)

Il est intéressant de noter que la pompe ne peut pas se démonter indépendamment du carter. En effet, les vis qui la fixent au carter sont inaccessibles une fois ce dernier fixé au châssis. Donc si vous devez changer la pompe, vous devez poser tout le carter.

Dernier travail effectué, j’ai percé 3 trous dans la traverse du châssis, afin de placer le carter de protection du filtre à essence qui se trouve à cet endroit.

Le plus important c'est que malgré ces travaux, je trouve toujours le temps d’aller faire une petite balade dans la région.

A+















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La petite soeur des Jeep

HistoriquePosté par Big One 18 mai, 2018 13:59:00

Il est un véhicule qui a également trouvé sa place dans le désert et que l’on retrouve souvent en photo non loin des Jeep Sahara. C’est un véhicule emblématique français, un symbole même, j’ai nommé la Deuche !!!!!

En effet, la 2CV est omniprésente dans les bases sahariennes et sa fonction n’est pas très éloignée de celle des Jeep : elle est également utilisée comme voiture de liaison. En effet, bien qu’adaptée pour le Sahara, la Jeep ne rivalise pas dans le désert avec les Dodge 4x4 ou 6x6. Elle est certes employée pour des missions hors-pistes comme par exemple lors de la récupération de la dépouille de Bill Lancaster, on la prend pour faire une excursion dans l’Assekrem, mais sa fonction principale reste celle de voiture de liaison, tout comme la Deuche ! A la différence que les Deuche ne s’aventurent pas ou très peu hors des bases.

La Deuche a des atouts majeurs à l’époque, et certains lui permettent de s’adapter dans le désert : son poids, sa mécanique simple, ses amortisseurs imbattables, son prix,…

Elle fut dès lors déployée en grand nombre comme je vais vous le montrer sur les photos suivantes :

Commençons tout d’abord par 2 photos prises à Colomb Béchar. La première nous montre le parking devant le bureau de poste, avec parmi les voitures, 1 Jeep Sahara, et 2 Citroën 2CV.

Sur la photo suivante, on voit une Deuche et une Jeep qui se suivent sur une avenue de Béchar.

Passons maintenant à Reggan, avec tout d’abord la photo de la Jeep Sichler, et en arrière-plan, un officier sortant d’une Deuche. Les portes avant s’ouvrent vers l’arrière (portes suicide), ce qui fut abandonné à partir de décembre 1964. La couleur est la couleur standard des 2CV de l’époque, un gris moyen, dont on verra plus loin les variations de teintes dues plus que probablement à l’exposition au soleil.

Sur la photo suivante, on voit une Jeep et une 2cv à l’ombre du bâtiment de la gendarmerie à Reggan.

Voici une photo très intéressante qui nous montre une vue d’un bâtiment de Reggan-Plateau lors d’une tempête de sable. On notera qu’à part une Berline noire en arrière-plan, tous les véhicules sont soit des 2cv, soit des Jeep (et pas que des sahariennes d’ailleurs).

Et voici une autre photo typique dans la cour d'un Bordj à Reggan:

Quand on veut se faire un souvenir avec des copains, on prend souvent la pose devant une Jeep…

…ou une Deuche…

Ou les deux…

Lorsqu’il faut quitter une zone avant un essai nucléaire, on saute dans sa Jeep et on vide les lieux…

…quand ce n’est pas sauve-qui-peut en Deuche lorsque l’essai foire (tir du Béryl, 1962)

Lorsqu’on peut voir le monstre, le Berliet T100, on s’y rend en Jeep ou en Deuche

Et lors de l’évacuation des bases en 1967, les 2CV se mettent en convoi pour affronter les pistes (ici un convoi du 621e GAS partant de In Amguel ; notez le nombre de capots ouverts. Le Vapour Lock n’est pas réservé aux Jeep…)…

…ou elles accompagnent des Jeep pour leur retour en métropole (convoi de véhicule léger de Reggan à Oran en 1967).

Enfin terminons cet article par un dernier point commun entre les Jeep et les 2CV. Toutes les 2 ont connu une version saharienne.

Tout d’abord développée par un particulier pour les besoins de son exploitation dans le désert, la 2CV Sahara fut ensuite produite par Citroën et les premiers modèles sortirent d’usine en décembre 1960. L’armée ne s’y intéressa pas et donc la clientèle cible resta les différents sociétés d’exploitation pétrolière dans le sud algérien. Mais les accords d’Evian vinrent stopper les débouchées de ce véhicule en 1962. Il fut d’ailleurs renommé Citroën 2CV 4x4 suite à la perte de l’Algérie. La production s’étala de fin 1960 à 1967 et un peu moins de 700 exemplaires furent construits. Parmi les particularités de la 2CV Sahara, on notera la présence de 2 moteurs, chacun responsable d’un essieu et possédant un embrayage et un réservoir propre (placés sous les sièges avant, comme pour la Jeep Sahara). Les capacités de franchissements étaient assez impressionnantes vu le faible poids de l’engin.

La production trop tardive et le désintérêt de l’armée font qu’on ne retrouve aucune 2CV Sahara dans les bases militaires françaises du sud Algérien.

Aujourd’hui, les 2CV Sahara ou 4x4 sont des objets rares et convoités qui s’arrachent à des prix d’or.

Et aujourd'hui, en 2018 à Waterloo, on dira que non, non rien a changé...

A+





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Rénovation version 2.0

Circuit essencePosté par Big One 12 mai, 2018 08:54:51

Aujourd’hui je ne vais pas vous parler de travaux que j’ai effectués sur ma Jeep, mais d’une petite amélioration sur la Jeep de Christian Huet. Il est le possesseur de la très jolie saharienne attachée au 1er RHP (Régiment de Hussards Parachutistes) à Tarbes fin des années 60 dont je vous ai déjà parlé à de nombreuses reprises (cf articles : « les Jeep du 1er RHP»).

Ces travaux concernent le circuit d’essence des sahariennes et plus précisément le boitier de sélection du réservoir.

Les Jeep Sahara sont équipées de 2 réservoirs. Dès lors, un collecteur permet de choisir entre le réservoir Principal et le réservoir de Réserve. Pour commander les robinets, un boitier est fixé sur le plancher avant gauche de la caisse comme on le voit ici sur la Jeep Sahara de Patrick Tedeshi :

J’ai réussi par chance à me procurer une copie moulée en ZAMAC de ce boitier avec ses 2 boutons.

Il me servira pour la reconstitution du circuit essence original de la Saharienne. C’est une pièce extrêmement rare et Christian s’est naturellement mis en tête de la reproduire pour sa Jeep, avec une contrainte en moins, il ne compte pas l’avoir opérationnelle, mais purement décorative.

Après quelques essais infructueux à partir d'une boite de Camembert (Aaah les Frouzes, je vous jure...), l’idée lui est très vite venue d’utiliser les technologies modernes pour la reproduire, à savoir l’impression 3D.

J’ai donc fourni le métré exact de la pièce à Christian. Son fils l’a ensuite modélisée en 3 dimensions :

Ensuite il ne fallait plus que passer à l’impression 3D. Le premier essai ne fut pas parfait :

Mais dès la 2ème tentative, la pièce a été reproduite à la perfection.

Voici un bouton avant ébarbage :

Et après ébarbage :

La pièce est pré-montée, puis reçoit sa peinture kaki.

Elle est enfin placée au pied du conducteur, sur le plancher de la caisse. Du bon boulot !!!!

Et voici un petit détail que seul un œil averti notera, mais qui fait toute la différence lors d’une rénovation.

L’effet est saisissant !







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Bâche Sahara

Nouvelle(s) pièce(s)Posté par Big One 08 mai, 2018 22:39:19

Tout au long de ce projet je suis amené à rencontrer des professionnels dont le métier est la vente de pièces de Jeep. Sur le blog, je ne me prive pas de commenter les services rendus. Ainsi, mon principal fournisseur est Jeep Sud Est. Je suis content de leur rapidité et j’apprécie leur site. J’ai très peu travaillé avec Jeep Village, mais ils ne possèdent malheureusement pas de pièces de Sahariennes. Je pense toutefois qu’ils sont aussi très pros. A contrario, lorsque je ne suis pas content, je ne me prive pas non plus : quand Jeep-Dodge-GMC double le prix d’un vieux réservoir alors qu’ils ne l’avaient même pas identifié tout seul, je crie au scandale et je le fais savoir.

Mais aujourd’hui, j’attribue des bons points, et ceux-ci vont à la société Jeep4Ever. Je recherchais une société pour refaire une bâche saharienne de couleur brune. Après quelques refus à gauche à droite, je suis tombé sur cette société dont l’activité principale est la fabrication et réfection de sellerie et de capotes. Et je ne suis pas déçu. Ma bâche est arrivée aujourd’hui, elle est magnifique. Trop peut-être, il faut que je la vieillisse en fait. Mais quelle belle réalisation. Cerise sur le gâteau, le patron, Armando Gomes se couperait en quatre pour ses clients. Je vous laisse apprécier le travail :

Tout d'abord quelques photos de la confection:

Et enfin le résultat sur la Saharienne:

Et la bâche a bien fait d’arriver aujourd’hui : Vu la quasi canicule qu’on se choppe en Belgique, elle me protégera des insolations.

A+









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Vapor Lock et nouvelle hypothèse

Circuit essencePosté par Big One 30 avril, 2018 09:55:56

Aujourd’hui je vais aborder 2 sujets dont je vous ai déjà parlé, à savoir le vapor lock et les modifications du circuit d’essence sur certaines Jeep Sahara 24v, dont la Jeep Sichler que je reproduis.

Mais commençons par le vapor lock. A la lecture des témoignages d’époque, on constate que c’était un des plus gros problèmes sur les véhicules évoluant dans le Sahara. J’ai pu me procurer sur eBay le Science et Vie Hors-série de 1958 sur le Sahara. C’est une source incroyable de renseignement.

Un article particulier aborde les véhicules sahariens. Voici ce qu’on dit à propos du Vapor Lock :

« Les installations de dispositifs spéciaux ne s’arrêtent pas là. L’alimentation en carburant pose, à cause de la chaleur, de sérieux problèmes dont le « vapor lock » est l’une des manifestations. On préconise dans ce cas de placer deux pompes aussi bas que possible ; l’une mécanique, l’autre électrique et commençant à débiter avant que le moteur soit en route. »

C’est intéressant parce que l’on constate que le dédoublement du circuit d’essence avec ajout d’une pompe électrique n’est pas propre à la Jeep Sahara, mais est une solution préconisée pour tous les véhicules devant évoluer dans le Sahara. La Jeep Sahara ne révolutionne rien et pioche à gauche à droite des solutions déjà éprouvées(et pas que pour le circuit d'essence, pour preuve, le gonfleur Bavox utilisé sur les anciens camions Citroen U23, le phare Auteroche qui provient de véhicules civils)

Je me suis donc mis à la recherche d’autres témoignages (source : les amis du pic Laperrine), et le suivant est assez intéressant car il nous donne l’appellation de cette pompe°:

« …sur les Berliet GLC 28 une pompe électrique nommée pompe de balayage était actionnée lors du crachotement du moteur et avait pour effet de remettre en ordre sans arrêt et pouvoir continuer comme si de rien était… »

Le Vapor Lock touche donc tous les véhicules et les solutions apportées ne sont parfois pas suffisantes. L’ajout de la pompe Autopulse va certes diminuer le phénomène sur la Jeep, mais pas l’empêcher. Et les conséquences peuvent être dramatiques, comme à la lecture de ce témoignage :

« De plus, il était sujet aux "vapor lock". C'est la vaporisation de l'essence entre la pompe et le carburateur. Résultat : panne d'essence avec un réservoir plein. Un sous-lieutenant en a été victime entre Reggan et Hamoudia. Il a perdu son sang-froid et a abandonné sa jeep. Il en est mort. »

Des solutions de terrain vont donc être trouvées. Voici un autre témoignage d’une astuce trouvée pour l’éviter :

« Il faisait très chaud, au Sahara, mais il n'y avait pas que les hommes qui souffraient. A In Amguel, on était à 1000 mètres d'altitude, et le Vapor-Lock était notre hantise. J'avais récupéré un vieux tuyau de douche torsadé qui fuyait de partout. Je l'avais plaqué sur la tubulure d'essence et il dépassait à l'arrière du capot de ma jeep. (…) De temps en temps, quand le moteur commençait à tousser, je le remplissais d'eau qui suintait. Elle refroidissait tant bien que mal la partie où l'essence surchauffée se vaporisait. Mais il ne fallait pas que le carburateur se désamorce complètement : il n'y avait plus qu'à s'arrêter, capot ouvert, et attendre que ça refroidisse ! »

Une autre solution consistait à enrouler les tuyauteries d’essence et le carburateur de tissus qu’on imbibait d’eau. L’évaporation du liquide consommant de la chaleur, la température diminuait et l’essence ne se vaporisait pas :

« La solution qu'on utilisait est toute simple : il faut prendre des gros chiffons , les tremper dans de l'eau, un peu les égoutter , et entourer entièrement le carbu avec ces chiffons mouillés ( et les empêcher de tomber en les attachant ! ) »

sur cette photo on voit le conducteur verser de l'eau sur les conduites du circuit d'essence.


Ou encore sur les Dodge :

« (…)en juin sur la piste la température pouvait atteindre et même dépasser 45 °C (ce qui donnait parfois une température ressentie de + de 70 °C). (…) Nous étions le plus souvent obligé de stopper en plein hamada car les Dodge et autres véhicules à moteur à essence vaporisaient (on disait qu'ils faisaient des "vapor locks" ) et malgré l'astuce des mécanos (on enveloppait les pompes à essence et les carburateurs de bandelettes en tissus que l'on humidifiait même en roulant donc en ouvrant les capots au risque de tomber sur la piste ) cela ne suffisait pas et nous tombions en panne. »

Autre témoignage, et autre solution apportée sur les Dodge :

« Départ 4h00, nous repérons des traces de caravane de chameaux. Les 6X6 font du Vapor Lock: à 16h00 l’essence se vaporise dans le circuit : on sort un jerrycan de 20 l qu'on met sur un point haut, à côté du chauffeur et on relie par un tuyau directement au carburateur, sans passer par la pompe. »

On parle également de l’utilisation des extincteurs que l’on vidait sur les tuyauteries d’essence, ce qui diminuait fortement la température. Enfin, j’ai lu un autre témoignage qui parlait de l’orientation du vent. En effet, si vous aviez un vent de dos en roulant en plein été, le compartiment moteur était beaucoup moins refroidi, ce qui pouvait accentuer le phénomène de vaporisation. Il fallait parfois évoluer en zigzags pour avoir au minimum un vent latéral et aérer un tant soit peu le moteur.

Cette histoire de vent arrière m’a fait penser à une nouvelle hypothèse quant au circuit d’essence des Sahariennes et en particulier celui de la Jeep Sichler. Je vous renvoie pour cela à mon article les bidouillages de la série 221 21xx.

Dans cet article, j’avais analysé 4 photos de Jeep pour lesquelles on constatait une modification du circuit d’essence. On trouvait sous l’aile avant gauche un filtre à essence.

J’avais émis des hypothèses quant à cette modification. Je vous retranscris ma première hypothèse d’alors qui concernait une modification du circuit d’essence mécanique (le circuit principal) :

« Hypothèse 1 : Le filtre à essence du circuit principal est déplacé de l’intérieur du capot, de sa position standard sur le tablier avant gauche, vers l’intérieur de l’aile. Cette hypothèse ne me plait pas trop parce que je ne vois pas la raison de déplacer ce filtre d’un endroit pratique et protégé vers un endroit finalement assez exposé. »

Vous constatez que ne comprenant pas l’intérêt de cette modification, elle ne me convainquait pas. En me relisant je comprends que la solution est peut-être justement dans ce que je trouvais absurde, à savoir la position exposée du filtre à essence!!!

En plein été la chaleur atteint parfois plus de 45°c à l'ombre. Cela surchauffe les tôles. On peut cuire un œuf sur l’aile d’un Dodge et l’air confiné dans le compartiment moteur est déjà bien chauffé. Lorsque le moteur tourne et dégage de la chaleur, c’est encore pire et la température augmente de plus belle. Pour pallier à cela, on constate sur de nombreux véhicules évoluant dans le Sahara qu’on enlève souvent les éléments latéraux du capot afin d’aérer le moteur. Ce n’est pas possible sur une Jeep malheureusement.

Tout élément se trouvant dans ce compartiment va chauffer. Ainsi, l’essence contenue dans les canalisations va voir sa température augmenter, mais également l’essence se trouvant dans le filtre à essence et qui y transite avec un débit assez lent.

Dès lors, en plaçant le filtre à essence sous l’aile avant, vous la sortez de l’environnement très chaud du compartiment moteur. De plus par la vitesse du véhicule, vous l’aérez et donc empêchez une augmentation trop importante de la température de l’essence qui y transite.

En conclusion, le filtre à essence du circuit principal (mécanique) est déplacé hors du compartiment moteur afin de rendre la Jeep un peu moins sensible au vapor lock. Le circuit de la pompe de balayage (Autopulse, électrique), n’est pas modifié et vient augmenter la pression de l’essence en cas de début de vapor lock.

Je trouve cette hypothèse très élégante malgré que je n’aie à nouveau aucune certitude.

Il me faut encore trouver une autre preuve pour l'étayer.

Pour ce faire, je vous remontre le circuit d’essence des Jeep 24V : en bleu le circuit « mécanique », en rouge le circuit « électrique » de secours, avec la pompe de balayage Autopulse.

Cette pompe Autopulse est placée normalement derrière un carénage que l’on peut voir sur la photo suivante.

Si on modifie le circuit rouge, et donc qu’on déplace la pompe électrique et le filtre de ce circuit, il n’y a plus de raison de garder ce carénage. Et donc, si le carénage est présent, on peut supposer que le circuit rouge n’est pas modifié.

Or, ce carénage possède un élément distinctif, à savoir 2 petites plaques qui dépassent pour protéger la pompe, ce qui donne l’impression d’avoir 2 petites piques vers le bas, voir une tête de diable à l’envers.

Sur la Jeep 221 2130, en agrandissant on distingue ces 2 petites piques.

Et donc, ce n’est pas le circuit rouge (électrique) qui est modifié, mais le circuit bleu de la pompe mécanique. Sur la Jeep 221 2130, le filtre à essence est donc également déplacé hors du compartiment moteur, à un point plus bas, et beaucoup plus aéré.

cqfd

Je compte dès lors modifier mon circuit d'essence de la sorte sur ma Jeep.

Sur ce A+















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Le Gendarme et les Sahariennes (partie 2)

HistoriquePosté par Big One 24 avril, 2018 10:52:59

Cet article est la suite du précédent article sur les Jeep de la Gendarmerie. Il va nous permettre de voir plus en détail les marquages de ces véhicules et se base sur une série de photos très détaillées des Jeep utilisées lors de la récupération de la dépouille de Bill Lancaster. Je vous avais déjà parlé de cette histoire dans un article précédent (« Le Southern Cross Minor » ), et je m’étais basé à l’époque sur des photos de faibles qualités trouvées sur Internet. Ces photos avaient été utilisées dans un article relatant cette histoire dans la revue « Gendarmes d’hier et d’aujourd’hui » de 1995 (voir article sur le site du 3è GT).

Il se fait que les photos originales ont été postées en bien meilleure qualité sur le site du 3ème Groupe de Transport, ce qui me permet maintenant de faire une vraie analyse détaillée de ces véhicules.

Mais revenons brièvement à cette histoire : en février 1962, un escadron de Dodge de la Légion tombe par hasard sur une épave d’avion en plein milieu du Tanezrouft. Le pilote git à côté de son avion, et il a laissé un carnet relatant son agonie dans le désert. Il s’agit de Bill Lancaster, aviateur malchanceux ayant tenté de battre le record de vitesse entre Londres et Le Cap en avion en 1929. Comme il y a un cadavre, la gendarmerie est appelée pour constater le décès.

Un escadron de 3 Jeep est donc envoyé pour une mission « hors-pistes ». Et déjà l’article précité nous fournit des informations intéressantes quant à la structure de cet escadron pour ce type de mission :

La 1ère Jeep est celle du Chef de Corps. Elle emmène les réserves de vivre et est responsable de l’orientation de l’escadron. 2 occupants sont à bord.

La 2ème Jeep est la Jeep « Radio », 2 hommes d’équipage : En plus du poste radio, elle emporte du matériel de maintenance afin de palier à une éventuelle panne du poste de télécommunication.

La 3ème Jeep est la Jeep « Auto », 2 hommes d’équipages et du matériel de réparation auto en cas de panne mécanique. J’imagine que l’on doit y trouver du matériel tel que demi-axe de roue arrière, pompe à essence, filtre à essence, fluide divers,… Cette Jeep emmène également une réserve importante de carburant.

Tous les hommes sont volontaires, mais je doute qu’ils aient été difficiles à trouver tant l’excursion risque d’être intéressante.

La photo n° 1 montre les 3 Jeep vu de l’arrière :

Sur la photo n° 2 on voit les 3 Jeep à côté de l’épave de l’avion:

Sur la photo n°3, on voit les 3 Jeep, avec en tête celle du chef de corps, derrière la 2ème Jeep (24V), et à droite mais coupée par le cadrage la 3ème Jeep, équipées en 6V celle-là.

Enfin sur la photo n° 4 on voit la Jeep du chef de corps descendre une dune.

Passons maintenant à l’analyse en détail de ces photos.

Photo 1 :

Premier point très positif, on peut lire 2 immatriculations, à savoir les plaques 211 4055 et 211 4056. J’avais déjà identifié la plaque 211 4056, mais pas encore la 4055. Cela ajoute donc une Jeep à la série d’immatriculation de 1961 qui comportent maintenant les Jeep 211 4004, 4005, 4010, 4033, 4055, 4056, 4076, 4085, 4087 et 4089.

La Jeep du chef de corps étant la 211 4056 (photo 3 et 4), la Jeep 211 4055 en premier plan est soit la Jeep « Auto », soit la Jeep « Radio ». On distingue une antenne partant de la troisième Jeep au fond et donc on a notre réponse tout de suite. La première Jeep est la Jeep « Auto ».

Elle est bien chargée d’ailleurs car en plus de son jerrican, on a placé 5 autres jerricans sur la banquette arrière. Il semblerait qu’ils soient maintenus en position par une barre métallique qu’on voit légèrement dépasser sur le caisson arrière gauche. La caisse est d’ailleurs remplie à ras-bord de matériel. Chaque jerrican de 20 litres permet d’augmenter le rayon d'action de +/- 130km par Jeep.

Les jerricans sont de couleurs très foncés, on aurait presque tendance à dire qu’ils sont peints en noir.

Afin de pouvoir dépanner ou tirer un autre véhicule, une corde assez fine est attachée sur l’attache remorque. Elle est enroulée grossièrement sur la roue de secours.

Sur les parechocs arrière gauche des 2 premières Jeep on voit une grenade sur fond noir, symbole de la gendarmerie. Sur la 3ème Jeep, on ne distingue que le carré, mais il s’agit donc du même marquage.

Les sièges avant sont recouverts de grosses couvertures en laine, et d’ailleurs les hommes ont mis leur kachabia. On est en février, il peut faire très froid dans le désert.

Dernier petit détail assez rare, la première Jeep est équipée d’un porte fusil et on distingue une arme dedans. C’est la première saharienne que je vois équipée comme cela.

Photo n°2 :

On voit les 3 Jeep à côté de l’avion. Les 2 Jeep extérieures sont les 24V, la Jeep centrale est la 6V : c’est la Jeep radio, malheureusement il n’est pas possible de lire sa plaque.

Photo n°3 :

On voit à nouveau les 3 Jeep, mais en tête la 211 4056 du chef de corps. Des couvertures recouvrent également les sièges avant.

Cette Jeep est responsable de l’orientation du groupe. La caisse est bien remplie, on distingue à gauche un jerrican plus clair couché, probablement une nourrice d’eau supplémentaire.

Sur le parechoc on retrouve le marquage de la gendarmerie, à savoir la grenade peinte au pochoir, à gauche du drapeau tricolore, sur un fond carré noir.

A droite, on voit très bien la M201 6V qui est la Jeep radio de cette expédition. GENDARMERIE est écrit sur la tablier du parebrise. L’écriture est blanche, le fond est noir.

Dans l’article précédent sur la gendarmerie, nous avions vu une Jeep de la prévôtale portant l’inscription complète : GENDARMERIE PREVOTALE. Ici, vu la taille des lettres, il ne peut être écrit que GENDARMERIE. On peut donc penser que les 2 autres Jeep 24V ont le même marquage sur leur parebrise.

Photo n°4 :

Il s’agit à nouveau de la Jeep du chef de corps qui descend une dune. Un petit détail a retenu mon attention sur cette photo, à savoir la poignée à laquelle se tient le passager. A cet endroit on trouve normalement une poignée standard mais ici on en a rajouté une plus longue.

Notons qu’on retrouve la même modification sur la Jeep 6V de la photo n°3.

Et voici un agrandissement des 2 poignées :

Autre détail, l’extincteur est fixé sur l’aile côté passager, et on distingue ce qui semble être une petite trousse de secours en-dessous de la poignée. Le jerrican clair est visible devant le pneu. Je pense qu’il s’agit d’une nourrice de 10 litres et pas de 20, et certainement de l’eau comme déjà supposé.

Voilà pour aujourd’hui, vous l’aurez constaté, la vie dans le Sahara n’était certainement pas la même que celle à St Tropez dans les années 60 !

Quoique…

A+









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