Jeep M201 Sahara

Jeep M201 Sahara

Le Gendarme et les Sahariennes (partie 1)

HistoriquePosté par Big One 17 avril, 2018 14:55:59

Au printemps 1964, le maréchal-des-logis-chef Ludovic Cruchot est muté dans le sud de la France et c’est en partie grâce à une Jeep Hotchkiss, qu’aidé de ses collègues Fougasse, Merlot, Tricard et Berlicot, il s’attaquera au vice qui ronge les plages de la cité balnéaire de Saint-Tropez pour la plus grande satisfaction de l’adjudant-chef Gerber.

Et c’est à bord du même véhicule, mais comme vous vous en doutez légèrement modifié pour supporter les conditions extrêmes, que la gendarmerie nationale exécute sa mission de maintien de l’ordre dans les immensités du Sahara.

Car oui, la gendarmerie est bien présente au Sahara. Elle est initialement basée à Alger, puis en 1961 elle se déplace à Reggan et devient le GAGS (Groupement Autonome de Gendarmerie du Sahara).

Baraque Fillod de la Gendarmerie Nationale à Reggan: une Jeep et une 2CV sont garées à l’ombre.

Et petit zoom sur la Jeep :

Elle est subdivisée en 22 brigades réparties dans les différents oasis.

Photo Gendarmerie Nationale à in Ecker

Pour leur déplacement les Gendarmes utilisent des Jeep Sahara. Voici une photo de 2 Jeep 6V entourées de Gendarmes.

Notons la tenue des gendarmes qui portent quasi toujours la Kachabia (voir l’article « Mode Saharienne ») et le képi noir. Les Jeep sont équipées de radios ANRGC9, et les antennes arborent un fanion rouge, probablement de reconnaissance.

La mission de la gendarmerie est simple : maintien de l’ordre. Mais avec la particularité d’opérer dans un territoire immense et hostile.

Analysons maintenant quelques photos de Jeep utilisées par la Gendarmerie.

Les 2 premières photos montrent la Jeep 24V 211 4087 de 1961.

Il s’agit d’une Jeep de la gendarmerie prévôtale, ce qui est indiqué sur le pare-brise en blanc sur fond noir.

La gendarmerie prévôtale fait partie de la gendarmerie nationale et a pour mission la police judiciaire militaire pour les forces stationnées hors de France.

J’ai trouvé des Jeep non-sahariennes de la prévôté ayant le même marquage, mais sur un fond bleu foncé. Mais à l’analyse des 2 photos précédentes, il n’y a pas de doutes sur la couleur noir.

Il est intéressant de noter d’ailleurs que ce pare-brise ne possède pas de phares Auteroche, c’est donc un pare-brise de Hotchkiss standard.

Autre détail dans les marquages, le parechoc est peint tout à fait en noir, sauf à ses extrémités blanches évidemment.

Voici 3 autres photos de Jeep de la gendarmerie. Elles proviennent de la page de Jean-Marie Laporte, dont je vous avais déjà parlé dans l’article « les pré-sahariennes ». Elles ont été prises lors d’une excursion dans le Tefedest, chaine montagneuse au nord du massif du Hoggar et où on trouve des peintures rupestres. Lors de cette excursion, Jean-Marie Laporte est accompagné d’amis gendarmes qui se déplacent dans leur saharienne de fonction. Les photos ne sont malheureusement pas très nette, mais suffisamment pour pointer quelques détails :

Sur cette première photo, prise de derrière, on constate la présence du phare de blackout sur l’aile avant gauche, il s’agit donc certainement d’une Jeep 6V. On distingue un carré sur le parechoc arrière gauche, c’est un marquage de la gendarmerie, nous y reviendrons dans mon prochain article.

Sur cette 2ème photo, la Jeep se trouve bloquée sur un rocher. En analysant l’aile avant droite, on confirme qu’il s’agit d’une Jeep 6V. Il y a une indication sur le panneau du pare-brise, mais elle est malheureusement illisible. Toutefois, on voit des inscriptions probablement rouges sur un fond blanc.

Dernier point remarquable de cette Jeep : les pneus. Elle n’est en effet pas équipée des Michelin XC, mais d’un profil tout terrain.

En faisant des recherches sur les différents pneus utilisés sur les Jeep, je trouve que le profil se rapproche des Dunlop T28.

Enfin, il existe une dernière photo de cette Jeep, prise à l’entrée d’un petit défilé :

C’est tout pour aujourd’hui, et je continuerai dans mon prochain article l’analyse de ces Jeep de la gendarmerie.

À suivre et… A+







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C'est Papy Mougeot!!!!

DiversPosté par Big One 14 avril, 2018 09:46:15

Je reviens aujourd’hui sur cette photo d’un convoi de véhicules légers entre Reggan et Oran en 1967, sur laquelle on distingue 3 M201 Sahara, et dont la première, que je pense être la Jeep 211 4010, possède une calandre bicolore.

En analysant la photo en noir et blanc et en comparant aux couleurs identifiées, j’avais émis l’hypothèse que la calandre pourrait être peinte en rouge et jaune. Les calandres bicolores sont souvent vertes et blanches et indiquent des Jeep de la circulation routière. J’ai trouvé un exemple de calandre jaune et verte. Enfin, j’avais trouvé pas mal de Jeep du 4e Régiment de Hussards dont Les calandres étaient blanches et bleu-marine. Je n’avais par contre aucun exemple de calandre bicolore sur des Jeep Sahara…

J’ai trouvé une photo qui pourrait valider mon hypothèse de couleur. Il s’agit d’un Berliet GBC 8 de la 12e CSM trouvé sur le site du 3ème Groupe de Transport. La 12ème CSM, d’abord appelée Compagnie Saharienne du Matériel, puis à partir de 1963 Compagnie de Service du Matériel, a pour mission l’entretien et le bon fonctionnement du matériel des armées.

On voit clairement que la calandre est peinte en rouge et jaune. Dès lors, une Jeep attachée au 12e CSM pourrait avoir la même peinture.

Un doute subsiste toutefois, l’agencement des couleurs : Sur la calandre du Berliet, la diagonale est inversée avec le rouge en bas à gauche, et sur la Jeep le rouge serait en bas à droite. La plaque jaune et rouge attachée sur la calandre du Berliet possède la bonne orientation de diagonale, mais le rouge est maintenant au-dessus.

Cela dit, je trouve plausible mon hypothèse. Je n’ai aucune preuve. J’ai l’impression d’avoir fait avancer le schmiili, le schlili, le schlimi, le schlimibi, le schlimibili…

A+





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Elle sentait bon le sable chaud... ma saharienne

HistoriquePosté par Big One 07 avril, 2018 08:41:59

La Légion Étrangère est bien active en Algérie. Notamment le 2ème REI (Régiment Etranger d’Infanterie) qui est chargé d’assurer la sécurité du Sahara. Ce régiment est composé d’Escadrons Portés qui veillent à la sécurité des centres d’essais et des exploitations d’hydrocarbures (voir l’article « le terrain de jeux des scientifiques »). Font également partie de ses tâches la surveillance de la frontière avec le Maroc pour éviter l’infiltration et la contrebande d’armes pour les "rebelles" durant la guerre. La Légion est répartie dans le désert et prend ses quartiers dans des anciens forts, les Bordj.

Bordj Brencklé à Tabelbala

Bordj René Estienne à Reggan

Après les Accords d’Evian et la fin de la guerre, le 2ème REI reste dans le désert et est basé à Colomb Béchar. Les Compagnies Portées restantes sont réparties dans le désert.

Ainsi le 1er ESPL (Escadron Saharien Porté de la Légion) est basé à Reggan pour garder les sites du CSEM. En 1963 il est dissous et renommé 5ème Compagnies Portées du 2ème REI. Il garde sa mission.

La 3ème CSPL (Compagnie Saharienne Portée de la Légion) est basé à Laghouat. On y trouve le centre d’essai des engins spatiaux géré par le CIEES de Colomb Béchar.

La 4ème CSPL est aussi basée à Colomb Béchar et surveille la frontière pendant la guerre. Elle deviendra en 1963 la 2ème Compagnies Portées du 2ème REI.

Ces Escadrons ou Compagnies Portées sont principalement équipées de Dodge WC 4x4 ou 6x6 saharien.

Elles utilisent également des blindés légers comme l’AMM8 Greyhound.

Et bien évidemment la Légion emploie quelques Jeep dont des sahariennes que nous allons aborder dans cet article.

Tout d’abord analysons en détail les photos de la Sahara 24 V 221 2162 dont il existe 3 photos. La première nous permet de voir la Jeep de face dans un campement dans le désert. Cette photo est intéressante à plus d’un titre.

Zoomons sur la Jeep et passons en revue tous les détails :

Le pare-chocs est complètement peint en blanc. À gauche on voit le symbole de la légion, et à droite un marquage d’unité. On distingue un marquage semblable mais différent sur la photo du Greyhound. Ces marquages sont communs à tous les véhicules de la Légion dans le Sahara.

Notons que pour n’avoir aucun doute sur l’appartenance à la Légion de cette Jeep, elle possède en plus du marquage sur le pare-chocs le poignard de la Légion sur la Calandre, un petit drapeau vert et rouge sur l’aile avant gauche et un fanion de la légion en haut de son antenne radio…

Son coffre à outil est étonnamment peint en kaki.

Sur l’aile avant gauche, à l’emplacement du phare de blackout, on trouve ce qui semble être une sirène avec un beau cerclage chromé.

En dessous de l’aile, on distingue une conduite d’essence partant du collecteur et allant vraisemblablement dans un filtre ou une pompe à essence placée sous l’aile. J’avais déjà parlé de cette modification dans mon article « les bidouillages de la série 221 21xx ».

Le pare-brise n’est pas d’origine car il ne possède pas le phare de recherche Auteroche.

Enfin, dernier petit détail, la forme assez curieuse du rétroviseur qui rappelle la forme du rétroviseur latéral des Schwimmwagen allemande. Mais que ferait un rétroviseur de Schwimmwagen dans le désert??? Les légionnaires n'ont pas de passé, mais tout de même.

Cette Jeep a également été prise en photo sous un autre angle, devant des Dodge sahariens.

Et enfin il existe encore une photo du camp, mais prise d’assez loin et sur laquelle on la voit.

La photo suivante montre la Jeep Sahara 24 V 211 4033 de 1961 lors du défilé du 14 juillet 1966 à Colomb Béchar. Parmi les détails remarquables, notons les housses de siège blanches, probablement mise pour le défilé. Enfin, on constate sur les pare-chocs arrière l’insigne de la Légion à droite, et un marquage d’unités à gauche, copie miroir en vertical de celui de l’AMM8 Greyhound.

La dernière photo de Jeep de la Légion que j’ai trouvée semble assez banale de premier abord.

Il s’agit probablement de la Jeep 221 2132 (la plaque est difficile à lire) lors d’un défilé. Pourtant, en zoomant, on découvre à nouveau des modifications très intéressantes :

Elle possède les marquages standards de la Légion sur son pare-chocs. Le signe d’unité est difficilement identifiable, et la partie centrale du pare-chocs est complètement peinte en noir.

Sur l’aile avant gauche, on retrouve la même sirène avec le cerclage brillant, comme sur la Jeep 221 2162.

Elle possède une rehausse de pare-brise.

Assez rare, si on s’attarde sur l’arrière de la Jeep, on constate qu’elle possède 2 roues de secours. C’est intéressant car la seule saharienne que j’avais identifiée avec ce type de modification est la Jeep 221 2136 du Lieutenant-Colonel Sichler. Cela en fait donc 2 maintenant.

Enfin on constate que la banquette arrière a été remplacée par un siège unique central.

Je termine avec une photo de la Saharienne de Patrick T., superbe réalisation dont je vous ai déjà parlé et qui est aux couleurs de la Légion.

A+









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les "pré-sahariennes"

HistoriquePosté par Big One 01 avril, 2018 21:36:30

Les 1ères Jeep sahariennes sont sorties des usines Hotchkiss en 1959 et ont ensuite été envoyées en unités dans les bases du désert. Cela ne veut évidemment pas dire qu’il n’y avait pas de Jeep dans le désert avant. Nous allons donc aborder aujourd’hui les Jeep que j’appellerai « pré-sahariennes », à savoir des Willys et des Hotchkiss légèrement modifiées pour l’utilisation dans le désert.

Ces Jeep seront d’ailleurs employées en parallèle des sahariennes jusqu’à la fin de l’aventure française en AFN. Cette dénomination de « pré-saharienne » est tout à fait personnelle, et nous sommes bien d’accord que les véhicules présentés sont tout à fait standard, mis à part quelques détails. Par contre, c'est l'expérience acquise par l'utilisation de ces Jeep dans ce milieu hostile qui détermina les modifications à apporter pour la création des M201 "Sahara".

Un convoi de Dodge précédé de 2 Jeep, Willys ou Hotchkiss.

La première adaptation est liée au camouflage. C’est évidemment la peinture des véhicules qui est beige. Les teintes peuvent varier fortement comme par exemple pour cette Willys, si l’on compare au beige du Dodge en arrière-plan.

Elles possèdent en général la capote modèle Sahara, de couleur brune ou marron, avec sa fenêtre en mica et son cerclage métallique noir.

Toutes ces Jeep sont équipées des Michelin XC radiaux. Ceci annonce déjà les montures des Jeep Sahara. Toutefois, j’ai l’impression que sur certaines photos les pneus sont moins grands ce qui sous-entend que des Jeep aient été montées en 6.00 x 16 et pas en 6.50 x 16, comme sur les sahariennes.

Pour faciliter les franchissements, les Jeep sont parfois équipées d’échelle de désensablement, comme sur la photo suivante. Les échelles sont fixées sur le pare-chocs avant, tout comme sur les Jeep Sahara du 3ème GT plus tard. Never change a winning team…

Les Jeep sont fortement sensibles à la chaleur et au vapour lock. Sur les futurs modèles Sahara, le circuit d’essence dédoublé et la pompe électrique Autopulse sont censés diminuer le problème. Sur les « pré-sahariennes » malheureusement on tombe souvent en panne, comme sur cette photo montrant un groupe s’affairant autour d’une Jeep Willys en rade. La personne au milieu verse du liquide sur le carbu, dans le but de le refroidir.

D’ailleurs dès qu’elles sont à l’arrêt, on ouvre le capot pour refroidir le moteur.

Parmi toutes les photos de Jeep « pré-sahariennes » que j’ai pu trouver, l’une d’elle m’a marqué plus que les autres. Il s’agit de la Jeep Hotchkiss M201 031 448 de 1959 du service météo des armées. Ces photos proviennent du site du 3ème Groupe de Transport sur la page de Jean-Marie Laporte.

En guise de reconnaissance, un placard marqué METEO est collé sur le dessous du pare-brise.

C’est une Jeep militaire, et donc elle garde ses marquages militaires, comme la grenade avec le 1, sur le côté.

On distingue en bas à droite du pare-brise l’inscription ANTIGEL en lettre rouge. Cela veut dire que la Jeep est traitée contre les températures négatives : et oui, il peut geler la nuit dans le désert.

ANTIGEL : vue de l’intérieur de la Jeep, lors d’une « chasse à la gazelle ».

Il n’y a pas encore de réservoir d’eau installé entre les 2 sièges avant. Qu’à cela ne tienne, on utilise les méthodes éprouvées par les Touaregs, les vrais habitants du désert. Une outre en peau de chèvre, la guerba, est attachée sur la caisse. Elle permet à l’eau de rester fraiche. J’ai vu des photos de Dodge de la Légion utilisant le même procédé.

Une constante sur toutes ces photos, la joie de vivre et les vues magnifiques. Je vous recommande de lire le parcours saharien de Jean-Marie Laporte sur le site du 3ème Groupe de Transport (http://www.3emegroupedetransport.com/LAPORTEJeanMarie.htm). Les photos sont superbes. Les paysages époustouflants.

En écrivant cet article j’ai voulu contacter Jean-Marie Laporte via son adresse e-mail disponible sur le site du 3ème GT et ce afin d’obtenir quelques infos complémentaires, voir des photos inédites. Malheureusement il est décédé le 18 mars dernier, il y a 12 jours seulement. Je suis certain qu’il a emmené avec lui tous les magnifiques paysages qu’il a dû voir durant sa vie extraordinaire.

A+













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Nouveau projet

DiversPosté par Big One 01 avril, 2018 00:00:53

Je suis quelqu’un qui a besoin de projets, sinon je m’ennuie. Cela fait 1 an et demi que je suis lancé sur celui de la Jeep Sahara mais malheureusement il touche à sa fin. Il fallait donc que je rebondisse tout en restant dans le domaine des Willys. J’ai toujours eu envie de restaurer une Jeep de A à Z, mais l’occasion ne s’est jamais malheureusement encore présentée.

C’est chose faite maintenant. Je suis tombé sur cette magnifique CJ3A, ex véhicule de la Gendarmerie Nationale belge ayant participé entre autre aux opérations de secours des populations hennuyères lors des inondations des vallées de la Sambre et de la Meuse en janvier 1961. Elle est ensuite allée dans l’armée belge et aurait dû être envoyée à Kolwezi, mais on lui préféra des Minerva blindées.

Tout cela la rend évidemment très rare, et lui donne donc beaucoup de valeurs. Je vous laisse apprécier :

Après 25 ans de bons et loyaux services à la Maréchaussée et à l’Armée Belg(e)-ische Leger (ABL pour les intimes), elle prit sa retraite dans les Ardennes profondes et finit par croupir dans le fond d’une grange non loin de Saint-Hubert, petite ville de Chasse remplies de Borquins.

Certes, il va falloir la repeindre complètement, mais cela ne me fait pas peur. Les pièces sont de plus très faciles à trouver. Le propriétaire m’a garanti que le moteur était OK, donc je ne me stresse pas pour la mécanique.

Il me fallait encore trouver un thème pour la rénovation, et vous commencez à me connaitre, j’aime les Jeep hors du commun. Donc je me suis intéressé à un modèle finalement assez rare, les Jeep M38 (version militaire de la CJ3A) de la police indienne, qu’on appelle plus souvent les Jeep Bollywood.

Parmi les éléments remarquables vous noterez :

-Les éléments dorés : calandre, pelle et hache, cerclage de phares.
-Les pneus tous chemins Yokohama 8,50 x 16 très rare à trouver.
-Les sièges baquet fait sur mesure pour les forces de l’ordre indiennes.
-L’arceau de sécurité, doré lui aussi, avec sa rangée de phares introuvables pour les interventions de nuit.
-Les rétros rectangulaires, qui eux devront probablement être fait sur mesure.
-Vu que cette une Jeep indienne, elle possède un silencieux Mahindra spécial de CJ3B.

Voilà, j’espère pouvoir me lancer au plus vite dans le projet et je vous propose dès à présent de visiter mon nouveau blog http://bollywood.jeepbigone.be sur lequel vous pourrez suivre la restauration complète.

A+







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La métamorphose se poursuit

transformation / rénovationPosté par Big One 28 mars, 2018 15:03:04

La première phase de mon projet, à savoir faire ressembler ma Jeep à une saharienne, a pris fin.

Je m’attaque donc maintenant à la deuxième partie, à savoir la transformation en profondeur de la Jeep. Elle ne doit plus ressembler à une saharienne, elle doit devenir une saharienne. Et pour cela, j’ai dû sortir le poste à souder. Il a fallu rajouter tous les éléments présents sur le châssis, comme expliqué dans mon article « identification d’un châssis saharien ».

Sur le longeron gauche, en-dessous du conducteur, j’ai soudé les 2 supports pour le carénage de protection de la pompe à essence Autopulse.

J’ai ensuite du démonter ma calandre pour souder le support du gonfleur Bavox sur la traverse avant du châssis.

Ensuite, petit détail, j’ai soudé 2 rondelles de rehausse juste derrière le pare-chocs, à l’endroit des vis avant de fixation du coffre à outil. Cela permet au coffre à outil de mieux tenir.

Au passage je suis tombé sur une inscription inconnue sur les supports du pare-chocs, lors de la préparation de la surface pour la soudure : HFAH. Cela ne se trouve que sur le support gauche qui est original. Le support droit est fixé par des vis. Le gauche par des gros rivets.

Revenons à ces rondelles. On les distingue parfaitement sur les photos du châssis de la Jeep 231 1871 :

Ensuite, petit atelier peinture :

Et le résultat final.

J’ai maintenant un châssis saharien (à quelques numéros d'identification près...).

La prochaine étape de la métamorphose sera le circuit d’essence. Il me faut d’abord trouver un réservoir de réserve fonctionnel. Ensuite, je vais devoir changer l’emplacement du filtre à essence. Enfin, il faudra refaire tout le circuit, et rendre fonctionnel le collecteur permettant de choisir l’un ou l’autre réservoir.

C’est pas gagné...

A+







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Les Jeep du 1er RHP

HistoriquePosté par Big One 21 mars, 2018 19:41:18

Le 1er Régiment de Hussards Parachutistes est le descendant du tout premier régiment de Hussards de l’armée Française, créé en 1720 par le Comte Bercheny, aristocrate Hongrois ayant rassemblé des cavaliers hongrois pour combattre sous drapeau français. Sa mission première est celle d’une cavalerie légère, à savoir la reconnaissance, le harcèlement des troupes ennemies, l’escorte,… Il est aussi utilisé avec succès pour réaliser des coups de mains et ses méthodes non-conventionnelles ont donné naissance à l’expression « à la hussarde », à savoir quelque chose de brutal, qui n’est pas fait dans la dentelle.

La tenue des Hussards est caractéristique, avec une double veste et un grand sabre Hongrois courbé pendant derrière.

Ce régiment a beaucoup évolué durant l’histoire de France et au sortir de la deuxième guerre mondiale se voit renommer en 1er Régiment de Hussards Parachutistes. Les régiments de cavalerie ont abandonné leurs chevaux qui sont remplacés par des engins motorisés (motos, engins blindés légers, Jeep,…). Sa mission n’a pas changé, mais étant devenu une unité aéroportée, le 1er RHP peut agir rapidement sur tous les théâtres d’opération comme soutien blindé à d’autres unités.

Au sortir de la guerre d’Algérie, le 1er RHP se voit équiper de Jeep et est divisé en 4 escadrons, dont 3 de reconnaissance sur Jeep M201 tout à fait standard (exemple photo d’un défilé en 1966).

Mais parlons un peu des Jeep Sahara. Dans mes articles "immatriculation des sahariennes" et "Les Jeep ENTAC, descendantes des sahariennes" j’avais montré que les Jeep Sahara construites après les accords d’Evian ne furent jamais envoyée dans le désert. De nombreuses sahariennes furent équipées ultérieurement du système ENTAC (ENgin Téléguidé Anti-Char), tout en gardant leurs attributs sahariens. Des Jeep ENTAC furent donc assignées entre autre au 1er Régiments des Chasseurs Parachutistes (1er RCP) mais également au 1er RHP. Certaines sahariennes furent simplement repeintes en kaki et versée au 1er RHP comme véhicule radio.

On le constate en analysant les photos d’un défilé du 14 juillet 1968. On voit sur la photo suivante au premier plan la Jeep 231 1901, saharienne repeinte et non équipée du système ENTAC. Les Jeep en arrière-plan appartiennent également au 1er RHP mais sont équipées du système ENTAC.

Sur la photo suivante, on voit au minimum 3 sahariennes, reconnaissable à leur phare Auteroche.

La 3ème a comme plaque xx1 2301.

En 1962, j’identifie une série de Jeep ENTAC ex-saharienne allant de 221 2263 à 221 2291. Parmi cette série, la Jeep 221 2282 possède encore tous ses attributs sahariens. La 221 2291 possède encore son phare de recherche.

En 1963, j’ai 2 séries de sahariennes, allant respectivement de 231 1862 à 231 1901 et de 231 3409 à 231 3430.

Il est donc fort probable que la 3ème Jeep sur la photo soit la 221 2301, ce qui agrandit ma série de sahariennes en 1962 (de 221 2263 à 221 2301).

Sur cette autre photo, on voit également en arrière-plan quelques Jeep Sahara du 1er RHP, mais équipées toutes du système ENTAC.

Mais à quoi reconnait-on ces Jeep du 1er RHP ? Tout d’abord, le pare-choc ne possède plus les extrémités peintes en blanc comme sur toutes les Jeep de cette époque. Il est kaki, avec la plaque d’immatriculation centrée. On distingue sur la partie avant-droite un blason, reprenant les couleurs du 1er RHP.

En analysant des photos plus récentes de Jeep du 1er RHP, on constate que les couleurs du blason sont le bleu et le blanc.

Sur cette photo, on distingue le même blason sur le pare-choc arrière gauche.

Les couleurs sont confirmées sur la pancarte se trouvant au début de l’article, ainsi que sur l’écusson du 1er RHP.

Que dire de plus à propos de ces Jeep ? Quand elles ne sont pas équipées du système ENTAC, elles possèdent en général un affut pour mitrailleuse AA52 et une radio. On le voit bien sur cette photo de manœuvres du 1er RHP.

Elles sont toutes équipées des Michelin XC profil route. Je me demande comment ils devaient se comporter en manœuvre dans la boue des forêts de l’Hexagone…

Enfin pour terminer, j’ai lu qu’il y a toujours un doute quant à la présence du réservoir de réserve sur les Jeep ex-sahariennes. J’ai toujours pensé que ce réservoir devait être présent, et la photo suivante amène un élément de preuve.

On y distingue le siège passager très caractéristique des Jeep Sahara, permettant justement l’installation du 2ème réservoir. Il y a donc beaucoup de chances que ce réservoir soit toujours présent.

Je ne peux terminer cet article sans vous parler (encore) de la Jeep de Christian. Mais je vais essayer de le faire un peu plus en détail cette fois-ci.

C’est en tombant sur un capot original de saharienne que Christian eut l’idée de transformer sa Jeep en M201 Sahara.

Mais plutôt que de repeindre sa Jeep en beige, il s’est attaqué à une reconstitution d’une Jeep du 1er RHP, ce qui en fait certainement un modèle unique. Dès lors, depuis quelques années, il chine à gauche à droite pour trouver telle ou telle pièce rare. Il ne me contredira pas si je dis que c’est cela qui rend ce genre de projet passionnant, l’évolution et le perfectionnement de son véhicule au fil des découvertes ou des coups du hasard. Et cela, tout en gardant l’esprit premier de la Jeep, c’est-à-dire la ballade et le loisir. Nous sommes rentrés en contact lorsque j’ai commencé mon projet et je pense que sans son aide et ses conseils je ne serais pas arrivé où je suis dans ma reconstitution maintenant. Mais place aux photos :

La Jeep de face, avec la cocarde bleu et blanche du 1er RHP. Perso j’aurais mis un bleu un plus aviation, genre Royal Air Force, mais qui suis-je moi le petit belge pour savoir qu’en France on n’utilise pas le bleu RAF de la perfide Albion : Ah Môssieur, c’est français, c’est du bleu français ! Du bleu Saviem, oui Môssieur !!!!!

La Jeep est équipée d’un poste radio:

Le coffre à outil a été réalisé par un chaudronnier:

L’interrupteur pour le phare Auteroche et pour les essuie-glaces :

Le phare Auteroche avec son optique originale :

Bref, une superbe réalisation !

A+

Ps : avec des Michelin XC, elle serait parfaite ;-)

Ps2: promis, dans mon prochain article, on reviendra à des Jeep beiges... J'ai quasi une overdose de kaki là!















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Derniers arrivages...

Nouvelle(s) pièce(s)Posté par Big One 16 mars, 2018 19:27:29

...et petits travaux.

Tout d'abord, mes rouleaux de désensablage sont arrivés la semaine passée. Les voilà sur les caissons arrière, là où ils doivent être placés. Ils sont un peu trop neuf pour l’instant, mais j’étudie des moyens de les faire vieillir un peu.

Voilà le rouleau déroulé à côté de l’échelle de désensablage.

Ensuite, j’ai trouvé sur Le Bon Coin un phare Auteroche avec le bras de support original. Ce dernier est profilé et pas anguleux comme la reproduction que l’on trouve chez mes fournisseurs du Sud Est.

J’ai finalisé le support du gonfleur Bavox qui doit être soudé sur la traverse avant du châssis.

Je finalise les 2 petits supports pour le carénage de protection de la pompe à essence électrique Autopulse. Ces 2 pièces sont soudées sur le longeron gauche du châssis, en avant du point d’attache de la pédale d’embrayage.

J’espère pouvoir souder ces différentes pièces sur le châssis la semaine prochaine.

Je m’étais installé de nouvelles ampoules jaunes, mais plus rien ne fonctionnait dans mon circuit électrique. J’ai failli refaire tout le faisceau, mais j’ai d’abord changé les fusibles. Bingo !!!! Tout refonctionne et j’ai pu éclairer mon garage de 2 beaux rayons jaunes.

J'attendais avec impatience ce petit colis venant du sud de Paris, qui faisait partie d'une commande commune avec un hussard parachutiste et qui devait me permettre de mettre la touche finale à mon pré-filtre à air:

Sur le kaki patiné de la Jeep du premier Hussard parachutiste, c'est déjà superbe, alors sur du beige...

J'ai aussi receptionné ma toute nouvelle bâche. J'en suis assez satisfait mis à part 2 petits détails. Les sangles sont en synthétique et la bordure est trop claire. Mais bon, je vais rectifier cela. Elle fait un peu trop neuf à mon gout, mais on va laisser un peu la Jeep dehors...

Enfin, mon réservoir (factice, j'ai abandonné l'idée de le rendre fonctionnel pour l'instant) est finalisé et a eu sa couche de primaire. Je vais le peindre en beige assez rapidement:

A+









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Le terrain de jeux des scientifiques

HistoriquePosté par Big One 11 mars, 2018 21:23:31

Les accords d’Evian mettent fin en 1962 à la guerre d’Algérie. Le vent de décolonisation d’après 1945 aura eu raison de l’Indochine et de l’Algérie. La France n’est pas la seule touchée : L’Angleterre par exemple perd également ses principales colonies, et la Belgique va bientôt se séparer du Congo.

Toutefois, l’Algérie revêt toujours un caractère stratégique pour la France. En effet, le Sahara est devenu le terrain de jeux des ingénieurs de l’Hexagone. Afin de pouvoir continuer les essais en cours sans perdre les investissements matériels, financiers mais surtout temporels, les accords d’Evian permettent à la France de maintenir une présence en Algérie dans les différents centres d’essais jusqu’en 1966. Parallèlement, la France se lance dans la construction à Kourou et à Mururoa de ses nouveaux centres.

Mais à quoi joue-t’on au Sahara ???

A Colomb Béchar, c’est le CIEES, le Centre Interarmées d’Essais d’Engins Spéciaux, qui est installé. On y teste toutes sortes de fusées, inspirées par les travaux de Werner Von Braun.

Plus tard, le CIEES s’agrandit à Hammaguir, à 120 km de Béchar, afin d’effectuer des tests sur des plus grandes fusées. C’est la conquête spatiale qui est à l’honneur.

Plus au sud, aux portes du Tanezrouft, le France va essayer (avec succès) de devenir une puissance nucléaire. L’objectif est de réaliser des expériences en plein air, et d’autres sous-terraines.

Pour mener à bien les essais extérieurs, le choix s’est porté sur Reggan. Une ville y est construite dès fin 1957 sur un plateau afin d’abriter les militaires et les civils.

Le CSEM, Centre Saharien d’Expérimentation Militaire, s’installe donc sur ce qui devient Reggan-Plateau. On pense naïvement que l’isolement de l’endroit assurera la sécurité des explosions, mais on n’est pas encore trop au courant (où on ne veut pas l’être) des nuages radioactifs. A Reggan-ville (oasis), on trouve le centre de commandement ainsi que des familles de civils.

On est loin ici de la petite ville coloniale sympathique, comme relaté dans mon article « Bienvenue à Colomb Béchar ». La région est considérée comme une des plus chaudes au monde. La température monte en été souvent au-dessus des 50° à l’ombre. Les précipitations sont quasi inexistantes.

D’ailleurs, pour « rafraichir » les appelés, une piscine est construite dans la base. Le moins que l’on puisse dire en regardant les installations, c’est qu’elles sont austères. Au vue des photos, on pense à une colonie future partant s’installer sur Mars.

Une piste est construite sur place afin de permettre aux DC3, au Nord Atlas ou encore aux Super Constellation d’amener hommes et matériel. On y croise même quelques Tante Ju aux couleurs tricolores.

Ce qui n’est pas transportable par les airs est acheminé par la route dans les camions Berliet du 3ème Groupe de Transport. Ce dernier est d’ailleurs stationné à Reggan à partir de 1964.

À 45 km au sud-ouest de Reggan-Plateau se trouve Hamoudia. Y sont construits les postes de commandement des explosions et des abris pour les appareils de mesures. 15km plus au sud encore se trouve le champ de tir où auront lieu les 4 explosions Gerboise.

Afin de diminuer la pollution atmosphérique provoquée par les explosions, un nouveau centre d’expérimentation, le CEMO (Centre Expérimentation Militaire des Oasis) est ouvert au sud-est, à In-Ekker. A nouveau une base y est construite, mais encore plus rudimentaire. La montagne Tan Afella est choisie pour effectuer les tests d’explosion en sous-terrain. On creuse donc des galeries remplies de capteur et on y effectue les explosions. En 1962, l’explosion Beryl, se passe très mal. La montagne ne contient pas l’explosion et un nuage fortement radioactif s’échappe de la galerie contaminant toute la zone environnante. Toutefois, les autres puissances nucléaires n'ont certainement pas fait plus dans la dentelle.

En 1966, les français évacueront l’Algérie, laissant sur place des zones complètement polluées dont seront victimes les habitants des environs. Ce ne seront pas les seules victimes puisque de nombreux appelés ont été soumis aux radiations.

Mais revenons à nos Jeep Sahara. Elles servent de voiture de liaison ou dirigent les convois. Voici quelques photos que j’ai pu trouver. Les Jeep permettent aussi de s’évader lors des journées de temps libres accordées, en allant visiter les villages environnants ou en organisant un pic-nic.

La première photo tout d’abord cette magnifique Jeep 24V, alignée devant 3 Dodge Sahariens à Reggan. Son capot est ouvert, ce qui pourrait sous-entendre qu’elle est en vapour-lock et qu’on essaye d’aérer son moteur.

On distingue dans le compartiment moteur le filtre à essence placé à gauche, à l’endroit du klaxon, sur les sahariennes 24V.

Les photos suivantes proviennent des archives de l’INA. On y voit cette Sahara 6 Volts « radioactive » avec ses 4 occupants. On distingue bien son phare sur le pare-brise, par contre son filtre à air a été enlevé. J’ai envie de parodier la pub Tonigencyl et de dire:« Regarde, c’est là, entre le filtre et le capot que le Plutonium se cache! ».

Sur la 4ème photo, on voit bien à droite de la grenade blanche, le trou dans la caisse ou doit passer le tube venant du pré-filtre à air.

Sur la photo suivante, on voit un convoi de véhicule avec à sa tête une Jeep Sahara 6 Volts. Il s’agit d’une évacuation de la zone de tir avant l’explosion Saphir.

La photo suivante, malheureusement de très mauvaise qualité, montre un convoi de Jeep et de Dodge en route vers l’Assekrem, dans le massif du Hoggar, pour une permission de quelques jours.

Enfin, lors d’un trajet en permission vers Mertoutek, petit village connu pour ses peintures rupestres, une rencontre avec des Touaregs. On distingue bien l’arrière de la bâche brune, avec son rabattant triangulaire.

A+









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Réservoir

transformation / rénovationPosté par Big One 07 mars, 2018 10:08:23

Le blog est un peu mis de côté pour l’instant, la raison en est simple, j’essaye d’avancer tant bien que mal dans la rénovation du réservoir.

Donc petit rappel, j’ai acheté l’an passé sur Le Bon Coin un réservoir de Jeep, ayant la particularité d’avoir une encoche en angle droit ce qui lui permettait de se glisser en dessous du siège passager sans problème. En effet, les Jeep Willys et Hotchkiss possèdent un emplacement pour mettre un affut de mitrailleuse. Il est légèrement décentré et donc empêche le placement d’un réservoir rectangulaire simple. Le vendeur pensait sans certitudes que ce réservoir pouvait être un réservoir saharien. Je n’ai pas hésité à l’époque et je l’ai acheté.

Je me suis pourtant très vite rendu compte que ce n’était pas un réservoir saharien car ces derniers ont une encoche en biseau, comme visible sur cette photo.

Qu’à cela ne tienne, il se glissait sans problèmes en-dessous de mon siège et donc je me suis dit qu’il ferait l’affaire.

Malheureusement, lorsque j’ai placé mon jerrican à eau entre les sièges, j’ai constaté qu’il était trop large, et ne rentrait plus. Las, j’ai opté pour une solution temporaire en construisant un réservoir en « trompe l’œil », tout en bois.

Depuis que je me suis mis à la soudure, l’idée est venue de modifier le réservoir acheté sur Le Bon Coin afin de lui donner la forme d’un réservoir de saharienne.

J’ai commencé par boucher l’ancien trou, trop petit, et pas placé au bon endroit.

Je l’ai ensuite raccourci de 3 cm, afin de ne plus être gêné par le support de jerrican.

Ensuite, j’ai rajouté une tôle afin de combler l’encoche et de lui donner la forme du réservoir original.

La soudure des tôles de 1mm n’est pas des plus aisées pour un néophyte comme moi, mais j’apprends.

Je ne sais toujours pas si je vais le rendre fonctionnel, car je me demande de plus en plus si je ne referais pas complètement un nouveau réservoir plutôt que de me battre avec de la vieille tôle assez pourries en certains endroits. Je vais en tout cas terminer celui-ci mais je ne le rendrai probablement pas fonctionnel comme prévu.

A+









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